Entrepreneuriat social : Acteurs de changements
# Réseaux d'accompagnement

Entrepreneuriat social : Acteurs de changements

Entreprendre autrement, entreprendre en choisissant une dimension sociale. Arnaud Mourot, directeur d'Ashoka France est venu lever une part du voile sur ces initiatives devant les membres de Boulogne Synergie.

L'ancien lutteur Arnaud Mourot mène aujourd'hui de nouveaux combats à la tête d'Ashoka. Diplômé de l'ESC Paris, il met son énergie au service d'entrepreneurs sociaux.




Une rémunération sociale

Récent invité du cercle Boulogne Synergie, il est venu évoquer cette nouvelle voie de l'entrepreneuriat née en Inde voilà 25 ans. «Derrière cette dénomination, on trouve bon nombre d'activités ayant un volet social. Ashoka parie sur ces individus. C'est du capital-risque philanthropique où l'on se rémunère en terme d'impacts sociaux.» Ashoka mise également sur l'esprit d'innovation. En terme d'actions, elle apporte une bourse à l'entrepreneur d'une valeur de 50.000euros. Ce fonds est abondé par différentes entreprises. «Cette somme doit permettre au porteur de projet de se consacrer totalement durant trois ans à la réussite de son idée. «Notre modèle économique est basé sur la pérennité après ces trois ans. Nous apportons aussi notre réseau de partenaires en communication, comptabilité, etc. à l'entrepreneur social.»




De la valeur ajoutée

Pour étayer ses propos, Arnaud Mourot s'est appuyé sur différents chiffres: «En France, 10 à 15% du PIB est généré par l'emploi social. Ce secteur crée de la valeur ajoutée. Il va évoluer à l'avenir.» Par ailleurs, Ashoka dispose aussi de ses propres données: 95% des projets perdurent huit années après leur lancement, près de 80% de ces entrepreneurs sociaux sont copiés et quelque 60% ont une influence sur les politiques nationales des pays où ils sont présents. En France, une vingtaine de projets sont actuellement menés. Un chiffre qui pourrait rapidement croître: «L'entrepreneuriat social ne peut pas grand-chose par rapport à la crise par contre il sera peut-être une réponse à plusieurs de ses conséquences. Il est d'autant plus amené à se développer que les politiques publiques sont revues à la baisse», conclut Arnaud Mourot.

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