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Emily part à la conquête de l’Amérique du Nord
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Emily part à la conquête de l’Amérique du Nord

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Près de cinquante ans après sa création, l’entreprise finistérienne Emily, filiale du groupe Pre Vision, fabricante de matériel de manutention pour l’agriculture, l’industrie et le BTP, poursuit son développement en France et en Europe… Et désormais aussi aux États-Unis après avoir installé une tête de pont au Canada.

Bernard Alégoët, le DG d’Emily, s’envolera en mars prochain au salon ProMat de Chicago pour y promouvoir sa gamme de matériel — Photo : Jean-Marc Le Droff

Godets à vis, pailleuses, balayeuses, malaxeurs à béton, saleuses… Cela fait déjà cinquante ans que l’entreprise Emily (130 salariés, 23 M€ de CA) innove pour faciliter le travail de ses clients dans le domaine agricole, l’industrie ou encore le BTP. Du matériel qu’elle livre aux quatre coins de France depuis son usine de Tréflévénez, près de Brest, mais aussi à l’export qui représente aujourd’hui 20 % de son activité.

Une vingtaine d’importateurs récurrents

"Depuis quatre ans, nous avons lancé un plan de recrutement de nouveaux importateurs, sur lesquels nous nous appuyons pour développer de nouveaux marchés", explique Bernard Alégoët, son directeur général. Un pari gagnant, si l’on en juge par la croissance de 30 % de son chiffre d’affaires à l’export depuis cinq ans. Mais c’est dès 1992 qu’Emily a commencé à s’exporter, en commençant par la Belgique. Dix ans plus tard, les choses se sont accélérées avec la création d’un service export dédié, qui emploie aujourd’hui une dizaine de personnes et collabore avec une vingtaine d’importateurs récurrents.

Une filiale au Canada depuis décembre

Et si les pays de l’Union Européenne représentent actuellement 80 % de l’activité export, Emily gagne aussi des parts de marché ailleurs dans le monde. "Nous faisons des démonstrations jusqu’en Nouvelle-Zélande, en Australie ou encore au Chili", confie le directeur général, qui lorgne actuellement sur l’Amérique du Nord.

Déjà présent sur le marché canadien depuis plusieurs années, Emily a en effet décidé d’y créer une filiale, Emily North America, en décembre dernier, afin de faciliter le transit de ses produits vers le marché US. "Dans un premier temps, nous allons concentrer nos efforts sur notre nouvelle gamme de balayeuses industrielles innovantes. Notre objectif est de louer une partie du bâtiment de stockage de notre importateur, afin de pouvoir faire des démonstrations plus facilement aux États-Unis", détaille Bernard Alégoët.

Le terrain comme source d’innovation

Des démonstrations qui constituent, depuis son origine, la pierre angulaire du business model de la PME finistérienne. "Tous nos commerciaux sont aussi de très bons techniciens. Ils se déplacent directement chez le client avec le matériel chargé sur une remorque. Cette proximité permet non seulement de démontrer la fiabilité de nos produits sur le terrain, mais aussi de faire remonter les attentes de nos clients à notre bureau d’études". Un bureau d’études composé d’une quinzaine de personnes et qui permet à l’entreprise de proposer chaque année une dizaine d’extensions de gamme, et de déposer au passage jusqu’à trois brevets par an. "Nous investissons en moyenne 10 % de notre chiffre d’affaires dans la R & D", souligne le directeur général. "L’innovation est l’essence même d’Emily. C’est grâce à elle que nous pouvons élargir notre catalogue et capter de nouveaux marchés. Nous ne vendons que 4 % de notre production dans le Finistère. Si nous voulons continuer à travailler au pays, nous ne pouvons faire autrement que de regarder ailleurs !", conclut celui qui s’envolera en mars au salon ProMat de Chicago pour promouvoir son catalogue.

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