Élus lyonnaisdésespérément absents

Élus lyonnaisdésespérément absents

Il fut un temps où Gérard Collomb criait à qui voulait l'entendre que si Dominique Strauss-Khan ne se présentait pas aux primaires socialistes, il en serait. L'annonce est restée au stade d'annonce. L'élu lyonnais s'est carapaté, dommage collatéral local d'une affaire médiatico-politico-sexuelle qui fait encore les gros titres de la presse racoleuse. Baste pour les primaires socialistes.Le deuxième échelon, la constitution du gouvernement Ayrault I, était une occasion de faire entendre la voix de Lyon. Que nenni une fois de plus. Malgré ses 10% (voire plus sur certains secteurs) du poids économique de la France, la région Rhône-Alpes, et surtout Lyon, sont les grands absents de ce gouvernement socialiste. Au "Redressement productif" (et non "progressif", quoique...), Arnaud Montebourg, président du conseil général de... Saône-et-Loire. À l'Économie, Pierre Moscovici, député du... Doubs. Au Travail, à l'Emploi et au Dialogue social, Michel Sapin, député de... l'Indre. Ils sont nombreux, 34, dans ce nouveau gouvernement, on ne va pas tous les passer en revue pour dénicher les promotions locales. Allez si, en cherchant bien, on a trouvé les deux régionales de l'étape. Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement, entre autres mandats, 6e adjointe au maire de Lyon, chargée des grands événements, dont la Fête des lumières. Les Grenoblois s'en tirent un peu mieux côté portefeuille: l'Enseignement supérieur et la Recherche reviennent à Geneviève Fioraso. Merci la diversité et la parité ! On a quasi déjà oublié Nora Berra et Michel Mercier, du précédent gouvernement. Les Lyonnais, forts en économie, sont trop discrets. En politique tout du moins. Au contraire des villes comme Nantes, Lille, Bordeaux, dont leurs maires savent porter haut les couleurs de leurs agglomérations. @email

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