Égalité hommes-femmes : Rennes veut être pilote
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Égalité hommes-femmes : Rennes veut être pilote

Débat Le club Face Rennes organisait le mois dernier un débat sur l'égalité hommes-femmes. L'occasion de recueillir les intentions de Najat Vallaud-Belkacem.

Najat Vallaud-Belkacem a participé le mois dernier à un débat sur l'égalité professionnelle, organisé par le club d'entreprises Face Rennes. Lors de l'introduction à ce débat, la Ministre des Droits des femmes a rappelé qu'une loi existe pour favoriser l'égalité des femmes et des hommes dans les milieux professionnels, mais que «l'application réelle effective ne l'est pas tout à fait. Si on veut progresser, il va falloir rendre la loi effective. Il faut que les entreprises soient là pour aborder ces questions. On ne réussit de beaux projets que quand ils sont portés par une coalition d'entreprises, d'associations et de pouvoirs publics». La ministre a affirmé qu'un décret d'application de la loi de 2010 allait sortir. De quoi pousser chaque entreprise à se mettre à jour. Najat Vallaud-Belkacem entend d'ailleurs inciter les entreprises à rééquilibrer la présence des deux sexes dans les hautes fonctions managériales et de conseil d'administration notamment.




L'exemple Groupama Loire-Bretagne

Un cap que certaines entreprises ont déjà franchi. Groupama Loire-Bretagne, par exemple, promeut beaucoup de femmes dans ses fonctions d'encadrement. «Il y a quelques années, elles étaient 40% parmi les managers, et aujourd'hui leur taux est de 43%», constate Florent Letourneur, responsable ressources humaines et diversité. D'ailleurs, au sein de Groupama Loire-Bretagne, on compte 66% de femmes parmi les salariés, et celles-ci ont un écart de rémunération de 1,4% avec les hommes. Alors qu'en France, on note «un écart de 27% dans la rémunération brute d'un homme et d'une femme», souligne Najat Vallaud-Belkacem.






Travailler sur les mentalités

C'est donc un long travail en profondeur qui est à venir, si l'on veut atteindre l'égalité parfaite. Car «au-delà des lois, il faut travailler sur l'évolution des mentalités». Et la ministre d'ajouter qu'allait être créé un service public de l'orientation sous l'égide des régions «car la mixité est au coeur des filières de formation». Voilà pour ce qui est de prendre le problème à la base. La ministre a aussi annoncé qu'elle s'attaquait «à des principes très concrets: une circulaire est actuellement distribuée à tous les ministères et administrations pour que les sociétés de nettoyages qu'ils emploient interviennent à des horaires et jours ouvrés». De quoi permettre à des femmes de travailler à des horaires raisonnables, en adéquation avec le mode de garde de leurs enfants.

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