Après les peluches, Ecopref'Air s'intéresse aux objets connectés. Installé à Clermont-Créans, le spécialiste de la qualité de l'air intérieur avait en effet créé en 2014 Mabuld'Air, une gamme de peluches et autres articles pour enfants fabriqués en France, et n'émettant aucun polluant.
Trois ans plus tard, son dirigeant Stéphane Robert propose de nouveaux produits dédiés à la mesure de la qualité de l'air intérieur. « Nos habitations ne sont plus ventilées naturellement. Nous introduisons aussi massivement des objets à l'intérieur, émetteur de polluants, comme les composés organiques volatils (COV) », explique Stéphane Robert.
Boîtier et bracelet connectés
Afin de sensibiliser davantage le public à ces questions, l'entrepreneur lance Okair. Un boîtier connecté qui mesure la qualité de l'air intérieur d'un local et stocke les données sur un serveur extérieur. « Ce qui permet de connaître la fréquence des pics de pollution chez soi ou dans une entreprise. » Pour compléter l'offre, Stéphane Robert a développé avec le cluster angevin We Network un bracelet connecté rattaché à une application smartphone. Lui aussi mesure la qualité de l'air intérieur.
« C'est la version nomade d'Okair. Un affichage lumineux signale les pics de pollution, il y a aussi un bouton d'alerte pour les personnes en détresse respiratoire. Les données alimentent une carte qui permet d'identifier les lieux où la qualité de l'air intérieur est la meilleure. » Baptisé BuzzAir, le bracelet sera commercialisé aux particuliers courant 2018. La cible : les jeunes mamans, à travers les magasins spécialisés.
Quant au boîtier Okair, il est opérationnel. Stéphane Robert entend le commercialiser auprès des entreprises et collectivités. « On se rémunère par la vente du boîtier et aussi la cotisation annuelle d'accès à la plateforme et à ses données. » En complément, Ecopref'Air mise sur la vente d'un purificateur d'air : l'Aeramax. Un produit issu d'un partenariat avec le fabricant américain Fellowes.