Éco-Vallée, Éco-entreprises, Éco-activités... Trois lettres en guise de préfixe pour signifier l'un des axes de croissance les plus prometteurs du département des Alpes-Maritimes. C'est en tout cas l'avis de la chambre consulaire et du conseil général azuréens qui viennent de réactualiser l'Annuaire des Éco-Entreprises des Alpes-Maritimes, et entendent par différentes actions accompagner et promouvoir une filière qui génère sur le territoire un chiffre d'affaires d'1,1milliard d'euros pour 5.430 emplois.
L'énergie en pôle position
Présentée par la CCI NCA, une enquête a été menée par l'Observatoire Sirius fin 2010 sur ces entreprises «essentiellement industrielles», qui «interviennent dans le domaine de l'environnement en réduisant les risques de nuisance». Son objectif? «Identifier pour mieux cerner leurs besoins et répondre à leurs attentes», indique Bernard Kleynhoff, président de la chambre consulaire. Dont acte! Sur le territoire azuréen, on en recense près de 550, principalement positionnées dans les secteurs de l'énergie (leader sans conteste avec 360 entreprises), des déchets, de l'eau et de la construction. Parmi elles, notons les mastodontes Schneider, Suez et Veolia, mais également les start-ups en devenir SAEM et GridPocket ou encore les PME déjà bien installées comme WIT, Cristopia et Resistex. Autant d'entreprises dont le dénominateur commun pourrait résider dans l'innovation. «Hormis les TIC, peu de filières possède un taux d'innovation aussi élevé», constate Jean-François Agostini, de la CCI. En effet, l'enquête a révélé qu'une entreprise sur deux a innové au cours des trois dernières années, et ce pour conquérir de nouveaux marchés (62%), améliorer la qualité des produits (48%) ou encore élargir leur gamme (46%). Dynamique, la filière n'en connaît pas moins un certain nombre de freins, finalement assez classiques, liés au financement et à la réglementation.
Cinq préconisations
Le constat établi, place aux recommandations! La CCI en a identifié cinq qu'elle souhaite mettre en oeuvre au plus vite. La communication, d'abord, avec la diffusion élargie de l'annuaire et l'organisation d'un événement dédié dès 2012. L'animation du réseau, ensuite, en s'appuyant sur les clusters spécialisés (SCS, Capénergies...). La stimulation de la demande, évidemment, via le développement de courants d'affaires (appels à projets) d'une part et l'implantation de nouvelles éco-entreprises (pépinière et hôtel d'entreprises) de l'autre. Enfin, encourager la formation et le développement des compétences, dont le manque est souligné par plus de 20% des entreprises interrogées. Le tout dans le cadre prometteur de l'Éco-Vallée, dont les premières réalisations commencent à sortir de terre.
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Enquête Objet de toutes les attentions, la filière des Éco-entreprises, dont les entreprises du secteur énergétique, est l'une des priorités économiques de 2012.