ECM Technologies : Se diversifier pour mieux se développer
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ECM Technologies : Se diversifier pour mieux se développer

L'enjeu. Pour se développer le fabricant de fours industriels, repris à la barre du tribunal de commerce en décembre 2008, mise sur l'export et les marchés de niche.

Après avoir récupéré une centaine de salariés et un chiffre d'affaires de 15 millions d'euros lors de la reprise en 2008, le dirigeant Laurent Pélissier peut se targuer d'avoir remis à flots le navire : sa société, ECM Technologies, compte désormais près de 200 salariés pour un chiffre d'affaires de 50,6 M?, dont 90 % à l'export. Des chiffres qui découlent directement d'une nouvelle stratégie : « Nous avons gardé le même coeur de métier, soit la cémentation à basse pression pour l'automobile et l'aéronautique, mais nous avons aussi développé des équipements spécialisés, comme des fours pour le nucléaire et des équipements pour la filière des énergies renouvelables et du photovoltaïque », explique Laurent Pélissier. Pour repartir sur des bases saines, il a notamment travaillé sur la relation à la clientèle et le lancement de nouveaux produits. « Le budget R & D représente désormais 7 à 10 % de notre CA, avec la CEA qui est notre premier partenaire, mais aussi des organismes comme le Cetim, les IRT et des gros constructeurs comme Renault ou Peugeot », ajoute-t-il.




Des marchés internationaux

Ses clients ? Une majorité (90 %) de grands groupes privés ou publics, comme de grands constructeurs automobiles mondiaux, des fabricants du domaine du photovoltaïque, qu'ils soient localisés au Kazakhstan, au Maroc ou au Qatar. Si le marché de l'automobile reste prédominant, avec 40 % (contre 80 % en 2009), « le photovoltaïque prend le relais, avec le nucléaire et l'aéronautique », explique Laurent Pélissier. La PME iséroise réalise près de 90 % de son chiffre d'affaires à l'export, dont 40 % en Asie, le reste allant aux États-Unis et en Europe. « Le Kazakhstan est un territoire important car le pays abrite une usine de panneaux solaires pour laquelle nous avons fourni des équipements d'une valeur de 35 millions d'euros en 2012-2013 », rappelle le président. Pour faire face à une concurrence constituée à la fois de grands groupes allemands et américains et de PME établies sur des marchés de niche, ECM technologies mise sur l'innovation et sur la qualité de son service client. « Nous avons des filiales commerciales et SAV en Chine, aux États-Unis, en Inde et au Kazakhstan, un licencié au Japon et une représentation dans tous les pays industriels mondiaux », ajoute Laurent Pélissier.




Deux acquisitions

Une stratégie qui passe également par des rachats pour consolider son coeur de métier. En avril dernier, le groupe a racheté le fabricant parisien de fours industriels Serthel (77) et le fabricant de chaudières industrielles Socometal, basé à Semur-en-Auxois (21) à la barre du Tribunal de Commerce de Meaux, pour un budget global non communiqué. « Il s'agissait de deux sociétés qui avaient une bonne base de SAV. Cela va aussi conforter notre présence en termes techniques, puisqu'elles produisaient toutes deux des fours industriels dans des domaines complémentaires », précise le dirigeant d'ECM. Avec 7 filiales, dont 4 à l'international, Laurent Pélissier réfléchit également à la possibilité de réaliser d'autres acquisitions à l'étranger d'ici à la fin de l'année. Avec un objectif : atteindre les 60 millions d'euros de CA d'ici fin 2015.



Marie Lyan

ECM Technologies




(Grenoble) Dirigeant : Laurent Pélissier 200 salariés CA 2014 : 50 millions d'euros www.ecm-furnaces.com/

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