E : Leclerc : La filière bovine locale s'affiche
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E : Leclerc : La filière bovine locale s'affiche

Grande distribution La convention signée entre le centre Leclerc de Fameck et l'APAL a vocation à être dupliquée dans le cadre de «Mon voisin producteur».

Le 12décembre dernier, Patrick Weiten, président du Conseil général de la Moselle, Thierry Lefeuvre, P-dg de la société qui gère le centre Leclerc de Fameck et une délégation de l'Association de production animale en Alsace-Lorraine (APAL) se sont retrouvés pour signer une première convention de partenariat visant à promouvoir les produits bovins locaux. L'idée de cet accord est de rapprocher les producteurs de la grande distribution. «Nous venons de deux mondes différents, qui ne se sont jamais parlé. Nous avons la volonté de travailler autrement, de nous rapprocher des grandes et moyennes surfaces pour établir un marché gagnant-gagnant», indiquent Stéphane Peultier, président de l'APAL, et François Rechenmann, son vice-président à l'initiative de ce projet. «François travaille déjà en direct avec un Leclerc de Sarrebourg. Il a mis son expérience au profit des adhérents de l'APAL.»




Prise de conscience

«On faisait déjà pas mal de choses avec des producteurs locaux depuis 20-25 ans, affirme pour sa part Thierry Lefeuvre. On n'a pas attendu cette convention pour vendre de la viande lorraine. Mais nos relations n'étaient pas mises en avant.» La prise de conscience de cette méconnaissance des producteurs partenaires s'est faite à l'occasion de l'organisation du salon «Mon voisin producteur», dont Thierry Lefeuvre a été le chef de file pour la centrale régionale d'achats. Responsable des fruits et légumes pour la centrale et travaillant également avec des maraîchers locaux, il ne souhaite pas se limiter à un schéma unique d'approvisionnement. Le commerçant s'engage à veiller à ne pas tomber dans le piège de ne protéger que les intérêts des éleveurs ou des distributeurs. «Il ne faut pas oublier les clients. Le partage doit se faire entre le producteur, le distributeur et le client.»




Valoriser les bêtes

Dans un premier temps, le boeuf lorrain ne sera vendu que dans le rayon boucherie traditionnel. Début 2012, le libre-service sera aussi concerné avec le lancement de la commercialisation de steaks hachés, permettant de valoriser au mieux les bêtes. «Il faut garder le produit pour nous, plutôt que de le laisser partir dans l'industrie», estiment les partenaires. Cette action, première d'une telle envergure, qui s'inscrit pleinement dans la campagne d'alliances locales lancée par Michel-Edouard Leclerc, répond également aux ambitions de la charte «Mangeons mosellan», récemment coproduite par le Conseil général de la Moselle et la Chambre d'agriculture de la Moselle. Elle anticipe sur les dispositions futures de la loi de modernisation agricole. L'APAL espère dupliquer ce partenariat aux 80 magasins de l'enseigne du grand quart Nord-Est.

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