[--------]En dix ans, la banalisation du haut-débit dans les foyers français a fait progresser de façon exponentielle le commerce électronique. Qu'il s'agisse de ventes de tee-shirts ou de voitures, les chiffres parlent d'eux-mêmes: 12 Mds € de CA en 2006 en France avec une croissance annuelle de 5 à 10 points par an. Porteur, le e-commerce doit évoluer avec le comportement de l'internaute. «Il y a dix ans tout le monde voulait son site internet. Aujourd'hui, chaque entreprise, chaque marque désire sa boutique en ligne», explique Charline Colineau, directrice générale de Médialibs (49), un éditeur de solutions pour la création de sites internet. «Pour qu'un site fonctionne, il doit être pensé en terme de webmarketing, d'aspect graphique. Mais il faut surtout l'enrichir et le compléter avec des fonctionnalités liées à la communauté».
Confort du client en ligne
Pour favoriser l'acte d'achat, il faut donc apporter encore plus d'efficacité et de confort au client. Les interfaces de ce ?rich commerce? s'enrichissent régulièrement d'applications facilitant l'échange, le partage d'informations. Pourra-t-on un jour acheter directement sur Facebook? Pas encore. Mais par son biais, cela existe déjà. Levi's le prouve en intégrant la fonctionnalité ?Like'' dans sa boutique en ligne. On peut ainsi voir les produits que les gens et ses amis préfèrent.
Capter la tendance
Autres contributions, elles proviennent de blogueurs influents ou d'internautes créant des espaces où les produits sont décortiqués et testés pour faciliter l'acte d'achat. «Il y a un effacement des frontières entre boutiques en ligne et réseaux sociaux. L'entreprise doit être toujours plus transparente et plus proche. Pour cela, elle ne doit pas subir mais capter cette tendance pour faire évoluer sa gamme, et mettre les outils en ligne pour échanger sur ses produits», avance Frédéric Cavazza, consultant indépendant et blogueur spécialisé dans le e-commerce et les médias sociaux. Mais attention: ces derniers ne doperont jamais les ventes. Ils servent avant-tout à améliorer l'image de marque, à instaurer une relation de proximité avec les clients, à mieux comprendre les besoins des consommateurs. «Il n'y a pas de taille d'entreprise ni de contre-indication pour le e-commerce mais il faut avoir une stratégie. C'est un vrai métier qui a un coût. Il faut déléguer l'opérationnel pour se concentrer sur l'histoire de son entreprise. Pour réussir, il faut créer un dialogue, rentrer dans les préoccupations des gens, écouter, échanger. Sinon ça peut être l'échec», conclut Frédéric Cavazza.
Le e-commerce n'échappe pas à la tendance des réseaux sociaux. Pour bien vendre en ligne, les entreprises devront intégrer la dimension communautaire.