Stéphane Dauphin persiste et signe. En 2003, cet ancien salarié de DTZ, à Paris, créait dans la ville qui l'a vu naître une agence aux couleurs du réseau d'immobilier d'entreprise. Dix ans plus tard, le dirigeant remet le couvert, mais cette fois-ci à Nantes. « Avec un montage particulier », précise Stéphane Dauphin. « On est actionnaire (30 %) avec une gérante majoritaire (70 %). » Le Rennais s'est en effet associé à Estelle Fleury. Une dirigeante qui, avec quinze ans d'expérience dans le secteur, était jusqu'alors en charge des grands comptes chez... DTZ Paris. Enseigne mondiale qui vient d'ailleurs de changer de logo et d'adopter la signature "a UGL Company", du nom de son actionnaire australien.
2012 plus difficile que 2011
« Cela faisait longtemps qu'on voulait monter quelque chose à Nantes. » Avec la société FDS Immobilier, installée rue de Clermont avec deux personnes (dont la gérante), c'est chose faite. Objectif : développer les synergies entre les deux capitales régionales, ne cache pas Stéphane Dauphin. « Je suis de plus en plus sollicité par des clients rennais qui souhaitent s'implanter à Nantes, en particulier des prestataires logistiques. On est aussi sollicité pour des grands comptes bureaux en tertiaire. Mais jusque-là, on n'était pas structuré pour le faire. Et ça ira dans les deux sens », prévient le dirigeant. Côté objectif : « on ne se met pas de pression, nous ne sommes pas des opportunistes de l'immobilier », indique Stéphane Dauphin. La création d'une nouvelle structure à Nantes va toutefois venir soutenir un chiffre d'affaires rennais qui, comme pour beaucoup d'acteurs du secteur, s'est légèrement replié en 2012 après une très bonne année en 2011. Malgré quelques implantations significatives comme le ministère de la Justice (1.700m² au Colombier) ou la plate-forme froid de 3.000m² pour Pomona, à Noyal-sur-Vilaine.
EuroRennes au bout du tunnel
« En 2012, ce fut beaucoup de petites et moyennes transactions, relève Stéphane Dauphin. On est sur un stock d'offres disponibles important, ce qui est inquiétant, sur un marché qui reste toutefois dynamique comparé à d'autres métropoles. » Raison principale de ce niveau de stock : « des prises de décision très longues au niveau des grandes entreprises. Mais l'offre s'explique aussi par l'obsolescence de nombreux locaux. » Face à des immeubles neufs, aux performances énergétiques meilleures, et pour un prix guère plus élevé, les locaux des années 70-80 ne font en effet plus le poids... Pour le professionnel de l'immobilier, installé dans la zone nord, pas question pour autant de s'alarmer. « Malgré les perspectives 2013 que tout le monde nous annonce, on n'est pas plus inquiet que cela. Sur le terrain, la demande est toujours aussi active. » Avec un projet alléchant dans les années qui viennent : le quartier Euro-Rennes, autour de la gare.
DTZ
(Rennes) Associés : Stéphane Dauphin, Jean-Pierre Schlumberger 6 salariés CA 2011 : 800 K€ 02 99 33 33 33 www.dtz-immo.fr