DigitalPlace : Le cluster prend des engagements chiffrés
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DigitalPlace : Le cluster prend des engagements chiffrés

TIC Labellisé «grappe d'entreprises» en début d'année, le cluster DigitalPlace annonce de premières actions concrètes pour cette rentrée.

Dire ce qu'il fait et faire ce qu'il dit: c'est la stratégie adoptée par DigitalPlace pour se faire une place dans le monde des TIC en région. Labellisé «grappe d'entreprises» par la Datar en début d'année, le cluster bénéficie de financements publics assurés pour les trois prochaines années (235K€ de l'État et 300K€ de la Région sur trois ans, plus une enveloppe du Grand Toulouse qui reste à préciser, pour un budget total de 340K€ la 1re année, 450K€ la 2e et 500K€ la 3e). Mais sa légitimité dépendra forcément de sa capacité à aller chercher des sponsors privés et surtout des entreprises adhérentes. Si elles sont aujourd'hui 70 à être membres de DigitalPlace, Jean-Pierre Bayol, son directeur, vise «le cap des 150 à fin 2011, celui des 200-250 l'année suivante et des 400 à fin 2013.» Mais il sait aussi que, pour susciter l'intérêt des entreprises régionales, il faut «donner du contenu au projet.» Traduction: répondre aux attentes de la filière et des entreprises par des actions concrètes. Pas si simple quand on sait que, derrière les 3.600 entreprises et les 36.000 salariés qu'elle revendique, la filière régionale regroupe des éditeurs, des SSII, des sociétés d'ingénierie, des entreprises technologiques, des opérateurs télécoms, des web agency et des fabricants de hardware. Pour y voir plus clair, le cluster a donc entrepris, avec la Caisse des Dépôts et l'appui d'un cabinet extérieur, une «cartographie des entreprises et des écosystèmes en région. Entre 400 et 500 entreprises que l'on caractérise en fonction de leurs capacités de R&D, les consortiums auxquels elles s'intègrent, leurs savoir-faire technologiques, leur présence à l'international, etc.», développe Jean-Pierre Bayol. Attendue pour la fin novembre, cette photographie sera complétée par plusieurs autres, telles que celle des équipes de recherche et de leurs projets ou encore celles des appels à projets en tout genre.




«L'offre de services s'étoffera petit à petit»

Parmi les autres actions en cours: la mise en ligne, avant la fin de l'année, d'une plate-forme collaborative sur le site web de DigitalPlace; l'organisation de matinées mensuelles de brainstorming pour «favoriser l'open innovationentre chercheurs, entreprises innovantes et grands comptes»; la définition d'une offre de services visant à aider les entreprises dans leur développement: «L'offre s'étoffera petit à petit mais cela peut aller du service mutualisé de traduction simultanée au conseil en stratégie ou marketing, en passant par un accompagnement dans la phase de levée de fonds, par exemple», illustre le directeur. Sont également envisagées la mise en place d'un fonds d'amorçage DigitalPlace ou encore la création d'un label de qualité et de confiance pour les applications cloud. Reste à savoir comment l'ensemble de ces projets va s'articuler avec ceux des acteurs en place, type Mêlée, Tic Valley ou Syntec Numérique. «Ce sont pour nous des partenaires, nos approches sont complémentaires», assure Jean-Pierre Bayol, qui rappelle d'ailleurs que «l'objectif de DigitalPlace est d'intégrer les futurs locaux de la Cantine Numérique.» À suivre...

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