Développement régional Les patrons aux manettes
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Développement régional Les patrons aux manettes

Fusion Adieu l'AEB et Bretagne Innovation. Jean-Yves Le Drian crée Bretagne Développement Innovation. Structure où les chefs d'entreprise ont toute leur place.

Nouvel - et dernier? - épisode dans l'histoire agitée de l'Agence économique de Bretagne. Fini l'AEB, le président de Région Jean-Yves Le Drian a officialisé le mois dernier la création de Bretagne Développement Innovation (BDI). Structure qui fusionne l'agence économique et Bretagne Innovation. Un nouvel organisme à conseil de surveillance et directoire de 35 salariés pour un budget de 5,255M€ (financé à hauteur de 4,460M€ par la Région).




Première en France

«La Bretagne n'est pas la première région d'Europe à se doter d'une agence de développement et de l'innovation, indique Jean-Yves Le Drian, président du conseil de surveillance de BDI. Mais c'est sans doute la première en France. Je sais que mon collègue d'Aquitaine est sur la même option. Mais le projet est plus avancé chez nous.» Grands axes de travail de BDI: les stratégies de filières, d'innovation, d'attractivité de marque et d'internationalisation; l'initiative entrepreneuriale; la veille et l'intelligence économique. Si on ne devait retenir qu'une particularité de Bretagne Développement Innovation, c'est certainement son directoire, composé de huit membres, dont -c'est à souligner - un représentant du monde consulaire (l'élue costarmoricaine de la CCIR Nathalie Olivier) et trois représentants des entreprises. Guy Canu (P-dg de CV Clim, ancien président de la CCI Rennes), Gilles Falc'hun (P-dg de la Sill, 29) et Jean-Marc Gandon (P-dg de Biotrial, 35, ancien président de Bretagne Innovation et président du Critt Santé). C'est le Finistérien Gilles Falc'hun qui a été élu président de ce directoire (lire page précédente). Un homme qui, tout comme Guy Canu et Jean-Marc Gandon, veut peser dans la stratégie économique régionale.




«Impulser nos idées»

«Je considère que les chefs d'entreprise doivent être actifs. À travers Bretagne International (il est au directoire, ndlr), j'ai pu voir combien la Bretagne avance quand elle joue collectif. On doit impulser nos idées et les faire remonter.» C'est donc bien cela le pari de Jean-Yves Le Drian. Après la création d'une AEB aux missions peu lisibles, il met en place une superstructure et en confie les clés à des chefs d'entreprise bretons. Avec l'espoir de rendre cohérent les différentes actions entreprises autour du développement économique. Au risque de mettre les dits chefs d'entreprise en porte-à-faux si échec il y a demain? «Le directoire n'est pas un outil de mise en oeuvre de la politique économique régionale, mais de renforcement des synergies entre acteurs économiques pour un territoire», rétorque Jean-Yves Le Drian. Un élu qui s'inscrit dans un état d'esprit résolument «optimiste».

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