Des signaux faibles mais positifs

Des signaux faibles mais positifs

Écrasées par les charges, ployant sous les contraintes réglementaires ou entravées par des marges trop faibles, les entreprises n'ont pas la forme, à l'image de SITL dont les 400 salariés restent pour l'instant en zone rouge. Mais en se penchant sur la réalité économique des entreprises de Rhône-Alpes, que voit-on ? À Rillieux, la Maison Lejaby s'apprête à augmenter son capital pour financer son développement, à Corbas, Besacier renoue avec les bénéfices après une décennie de pertes et son dirigeant de 27 ans partage volontiers sa stratégie gagnante. À l'Arbresle, Fresenius Medical Care SMAD, filiale de la holding allemande, projetterait d'investir 70 M€ dans un nouveau bâtiment entraînant cent créations d'emploi. Là, ce sont Poma et Biossun, ici, la Fonderie du Mont-Blanc et Obut qui grandissent ou tentent l'aventure internationale. Certes, les élus locaux, représentants de l'État ou communicants divers ont intérêt à parler de bonnes nouvelles aux journalistes. Manoeuvre politique, stratégie artificielle de remobilisation des troupes ou simple reflet d'une réalité économique qui ne se traduit pas encore en chiffres statistiques ? Il est trop tôt pour le savoir. Ces signaux faibles, témoignent juste que le secteur privé traque les opportunités et saisit sa chance. Reste au secteur public à prouver qu'il sait en faire autant.

@email @A ? Henrion

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