«La philosophie du Fast 50? C'est de mettre sous la lumière des projecteurs les entreprises qui réussissent, de montrer aussi ce qui va bien dans ce pays». Copilote du concours Grand Est avec Jérôme Ledig, associé chez In Extenso Strasbourg, Didier Obrecht, directeur régional associé de Deloitte l'affirme: «Notre concours, dont c'était la douzième édition cette année en France, est définitivement installé dans l'Hexagone». Et a fortiori dans le Grand Est (Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne et Franche-Comté), où le Fast 50 a recueilli les candidatures de 42entreprises cette année (liste page suivante). Le principe du concours est simple: afficher le plus fort taux de croissance du chiffre d'affaires au cours des cinq derniers exercices. Mais les critères d'éligibilité corsent la chose: «Les entreprises candidates doivent être créatives, innovantes et leur chiffre d'affaires de départ doit être d'au minimum 50.000euros», rappelle Didier Obrecht.
Des entreprises également rentables
En clair, ces sociétés doivent évoluer dans les secteurs des biotechnologies, de la santé, des nouvelles technologiesetc., et avoir développé en interne leur propre technologie. «On devrait presque être capables de sortir ainsi les Google ou Microsoft de demain», sourit Didier Obrecht. Mais le chiffre d'affaires ne fait pas tout. La question de la rentabilité, si elle n'est pas un critère, se pose indirectement. Car elle conditionne la pérennité des entreprises. Et pas de souci de ce côté: «En 2011, 80% des entreprises candidates étaient rentables», révèle Didier Obrecht, «le critère des cinq ans fait que nous sommes sur une durée de vie assez longue, et le couperet des trois ans, souvent fatal, est passé». La clé, pour "encaisser" une telle croissance? Elle réside dans la capacité de ces dirigeants -souvent des ingénieurs, des "inventeurs", pas forcément des gestionnaires- à bien s'entourer au fur et à mesure de l'évolution de l'entreprise. Elle réside également dans leur capacité à trouver les financements indispensables pour accompagner la croissance. «Les dirigeants qui font la différence sont ceux qui ont compris que la technologie est une condition nécessaire, mais pas suffisante». Ainsi, ce sont les entreprises qui ont su se structurer qui figurent, à l'image de Netika ou de Biosynex dans le Grand Est, plusieurs années de suite dans le palmarès. C'est dans l'idée de les sensibiliser à ces enjeux que Deloitte a créé un club Fast 50 ouvert aux participants du concours. «Nous sommes là pour les encourager à se développer», conclut Didier Obrecht.
Contacts
Deloitte: Didier Obrecht 039020 81 68 In Extenso: Jérôme Ledig 03 88 73 79 90 www.fast50france.com