Delair-Tech : La PME lève 3 M€ pour ses drones
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Delair-Tech : La PME lève 3 M€ pour ses drones

Drones La PME toulousaine Delair-Tech espère multiplier par quatre sa production de drones civils professionnels d'ici à l'année prochaine.

Première entreprise française à avoir obtenu l'autorisation par la DGAC de faire voler un drone professionnel civil sans limite de distance en 2012, Delair-Tech vient de réaliser une levée de fonds de 3 millions d'euros auprès d'investisseurs privés, de la holding Andromède et de la société cotée en bourse Parrot. Moins de trois ans après sa création par quatre ingénieurs issus des industries pétrolière et aéronautique, la PME toulousaine spécialisée dans la conception, production et commercialisation de mini-drones civils met un coup d'accélérateur à son développement. Elle se positionne ainsi comme l'un des leaders nationaux de ce secteur en pleine expansion. « Ces nouvelles ressources serviront à financer notre croissance et notamment la création d'un outil industriel capable de produire 100 systèmes de drones par an dès 2014, la mise en place d'une force d'action commerciale et la poursuite de nos efforts en R&D », explique dans un communiqué Michaël de Lagarde, son président.




Du prototype à la commercialisation

Actuellement installée au sein de la pépinière de Montaudran, l'entreprise, qui emploie 20 salariés, souhaite financer un atelier de 300 m² lui permettant de multiplier par quatre ses capacités de production. « Nous réalisions jusqu'à présent des missions de démonstration pour des clients comme ERDF, la SNCF, Veolia ou encore GDF, mais souhaitons désormais nous concentrer sur la vente de nos produits », ajoute Benjamin Benharrosh, directeur du développement de Delair-Tech. Les débouchés sont multiples. Leur premier modèle de drone, le DT-18 qui a été présenté au dernier salon du Bourget, peut en effet assurer des missions de surveillance diverses: pipelines, gazoducs, lignes électriques, voies de chemins de fer ou encore exploitations agricoles. C'est justement cette dernière application qui a conduit Andromède, la holding de la famille Hériard Dubreuil (groupe Rémy Cointreau), à investir dans Delair-Tech. « Les drones étant plus réactifs que les satellites, ils proposent de nouvelles solutions (cartes, mesures...) en matière d'agriculture de précision, et ce, notamment dans le domaine viticole », précise Benjamin Benharrosh. Quant à la société Parrot, leader mondial des périphériques sans fil pour téléphones mobiles, sa participation minoritaire dans la PME toulousaine s'inscrit dans sa stratégie de développement en direction du marché des drones professionnels. « Il y a aujourd'hui un engouement assez fort pour le drone, note le directeur du développement. Mais son image est coincée entre l'objet militaire qui fait peur et le jouet qui amuse. Nous nous positionnons entre les deux : un outil performant, mais pas méchant. » Un argument qui commence à faire mouche : plusieurs contrats sont en cours, notamment avec une société américaine, Flyterra, qui a signé en septembre un accord exclusif de distribution avec le Toulousain pour la revente de ses systèmes de drones au Canada et aux États-Unis. En 2014, la société vise 1,5 M€ de chiffre d'affaires.

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(Toulouse)Président : Michaël de Lagarde20 salariésCA 2012 : 100.000 €09 50 01 93 52www.delair-tech.com

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