Le «zéro papier» n'est peut-être pas pour demain mais Philippe Berthelot a choisi d'anticiper pour éviter de subir. «La bureautique telle qu'elle a vécu s'appauvrit», explique le P-dg de l'entreprise rouennaise Debucy qui développe depuis maintenant près de trois ans une solution de dématérialisation rachetée en 2009 à l'éditeur Creatis: Docport. «L'évolution du marché de la gestion documentaire nous a obligés à mener cette réflexion: si nos clients impriment moins, que fait-on?» Changement de génération, évolution des mentalités, «nous devons proposer des outils en adéquation avec le flux gigantesque d'informations qui arrive dans les entreprises». L'ambition de convertir ses clients à la dématérialisation peut paraître paradoxale pour un gestionnaire de parc de photocopieuses. Pour Philippe Berthelot, c'est une révolution culturelle... et aussi un pari: «puisque nous sommes partenaires de nos clients dans la gestion papier, soyons-le aussi dans ce cycle qui les amène à consommer moins de papier!» Dernière illustration en date, le marché signé auprès de l'Adesti, organisme en charge du réseau des professionnels de santé et de médecine du travail en Seine-Maritime qui regroupe dix-huit cabinets médicaux (dont huit mobiles) pour vingt-six médecins. But de l'opération: stocker sous forme électronique le dossier de chacune des 5.700 entreprises suivies. Un chantier qui doit s'achever d'ici à la fin du premier semestre. Debucy s'apprête à boucler son exercice 2011 avec un chiffre d'affaires de 17millions d'euros. «Aujourd'hui les solutions de dématérialisation représentent environ 15% de notre activité». Soit près de 13 points gagnés en à peine deux ans!
G.D. www.debucy.com
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