"La filière du numérique en Occitanie se porte mieux qu’ailleurs, portée par les dynamiques des Métropoles de Montpellier et Toulouse, mais aussi des territoires comme Nîmes, Alès, et autour de Perpignan et Rodez", constate Françoise Nauton-Inglis, élue à la fin du mois de juin dernier à la tête du cluster Digital 113. Le premier cluster occitan des entreprises du numérique réunit à ce jour plus de 300 entreprises, salariant 17 000 personnes.
Un triple enjeu à gérer
Au total, l’univers numérique en Occitanie représenterait environ 20 000 entreprises et 110 000 emplois. Un potentiel aussi important que dans le secteur de l’aérospatial, selon la Région qui a signé à l’automne 2023 un contrat de filière de 150 millions d’euros pour booster l’essor des acteurs numériques, notamment dans le domaine de la cybersécurité. Un appui important. "Nous travaillons main dans la main avec la Région et les collectivités. Nous avons les mêmes objectifs autour des trois gros enjeux que sont aujourd’hui la cybersécurité, l’intelligence artificielle et le numérique responsable", commente Françoise Nauton-Inglis.
Consolider la croissance
Et Digital 113 compte bien poursuivre son développement. "Nous avons l’objectif de viser les 500 membres d’ici les trois prochaines années, avec une plus grande représentativité territoriale notamment du côté de Nîmes, Alès, Perpignan et Rodez, et d’autres villes encore qui ont une dynamique intéressante", relève la présidente. Elle estime toutefois que les PME doivent “s’exporter au-delà du territoire” afin de maintenir la croissance de l’emploi en Occitanie.
Des marges de progrès à l’export
D’autant que les perspectives sont vastes : à l’échelon national, la sécurité numérique est un marché estimé à 7 milliards d’euros, celui de l’IA à 2,8 milliards d’euros, et celui du numérique responsable à 1,3 milliard d’euros, selon les données de Numéum, premier syndicat des entreprises du numérique en France, dans son enquête semestrielle parue en juin dernier. La croissance à l’export doit également être ciblée : "On a besoin collectivement d’aller aussi vers l’international, car nos entreprises en ont la capacité pour continuer leur développement et leur rayonnement. Et leur part de chiffre d’affaires réalisée à l’étranger est encore trop faible", conclut Françoise Nauton-Inglis.