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Dans l'attente de contrats, Innoveox tente de rassurer
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Dans l'attente de contrats, Innoveox tente de rassurer

La PME Innoveox, basée à Paris et Mérignac, annonce plusieurs contrats en cours de négociations en Chine, en France et au Canada. À l'origine d'une rupture technologique dans le traitement des déchets industriels toxiques, elle veut rassurer ses actionnaires quant à sa situation financière fragile.

Pour la PME Innoveox, 2016 devait être l'année du décollage. Elle aura surtout été l'année où cette entreprise innovante basée à Paris et Mérignac (Gironde) aura brûlé une bonne partie de son cash. Spécialisée dans le traitement des déchets industriels toxiques, Innoveox attend la concrétisation de plusieurs contrats, notamment en Chine, pour lesquels elle est encore en négociation. De quoi rendre préoccupante sa situation financière : en six mois, la moitié de sa trésorerie s'est évaporé (1,5 million d'euros au 31 décembre 2016) malgré une augmentation de capital de 3 millions d'euros réalisée en mai 2016 auprès d'un investisseur privé hongkongais. Sans chiffre d'affaires ou presque (18.000 euros au premier semestre 2016 contre 41.000 euros à la même époque en 2015), l'entreprise affiche par ailleurs une perte nette de 2,2 millions d'euros au premier semestre 2016, contre 1,9 million au premier semestre 2015.

Des contrats en négociation

Il semble encore loin le marché potentiel de 9 milliards d'euros que Jean-Christophe Lépine, président d'Innoveox, évoquait lors de l'entrée en bourse de son entreprise, en mai 2014. Pour autant, la pépite aquitaine tient à rassurer et confirme, dans un communiqué du 3 février, être "en discussion active avec des industriels et/ou financiers en France et en Chine". Deux contrats de vente de machines industrielles ainsi que la création d'une coentreprise avec "un groupe de premier ordre présent dans le domaine de l’environnement et du nucléaire" en Chine sont ainsi évoqués. En France, la PME finaliserait un contrat « avec un acteur du domaine de la dermo-cosmétique » d’un montant d’environ 5 millions d'euros pour la construction et l’installation d'une unité de traitement. Innoveox mise également beaucoup sur son développement au Canada, où elle attend des autorisations en vue de la construction d'une machine suite au contrat signé avec Sorinco fin 2015, et en Nouvelle-Calédonie, où elle dit être "toujours en attente d’un terrain approprié" pour implanter son unité de traitement pour la société STET.

Créée en 2008 par Jean-Christophe Lépine sur la base de brevets développés par le CNRS et l'Institut de chimie et de la matière condensée de Bordeaux, Innoveox est rapidement apparue comme une start-up prometteuse. Elle est notamment pionnière de l'oxydation hydrothermale en milieu supercritique (OHTS) à énergie positive, un procédé qui permet de transformer des déchets industriels liquides dangereux (pyralène, huiles, solvants, pesticides, boues de station d'épuration, déchets complexes...) en eau propre tout en produisant de l'énergie.

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