Dagoma : La start-up lève 3 millions d'euros pour recruter
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Dagoma : La start-up lève 3 millions d'euros pour recruter

IMPRESSION 3D La start-up roubaisienne Dagoma accélère son développement avec une levée de fonds, un déménagement et une ouverture à Bordeaux.

À la tête de la start-up roubaisienne Dagoma, Matthieu Regnier et Gauthier Vignon commercialisent depuis près d'un an une imprimante 3D à partir de 299 euros (modèle en kit) ou 399 euros (modèle monté). Ils proposent également un produit à 2.399 euros, permettant de faire de plus grosses pièces, en utilisant plusieurs couleurs. Aujourd'hui en pleine phase de déploiement, la société vient de boucler une levée de fonds de 3 millions d'euros. Une opération qui permettra le recrutement de 5 à 10 personnes, sur des profils variés : marketing, communication, production, RH, technologie, etc. Cette levée a été réalisée auprès d'Olivier Leclercq, un des fils de Michel Leclercq, le fondateur du groupe Decathlon. Vice-président stratégique de l'AFM (Association Famille Mulliez), Olivier Leclercq s'est un temps affiché à la tête de Decathlon et vit aujourd'hui aux États-Unis. Cet entrepreneur originaire du Nord a investi à titre personnel dans la start-up roubaisienne.




Un nouveau site à Roubaix Employant une trentaine de personnes, Dagoma veut donc grossir ses rangs en cette période où la société « prend de l'ampleur », selon l'un de ses deux dirigeants, Gauthier Vignon. Il faut dire qu'en quelques semaines, la jeune société lève des fonds, recrute, lance la commercialisation d'une nouvelle génération d'imprimante et ouvre un bureau à Bordeaux. Pour accompagner cette croissance, Dagoma avait donc besoin de nouveaux locaux. La start-up les a trouvés sur la plateforme Blanchemaille, à Roubaix. Dagoma y bénéficiera de 1.500 m² les premiers temps puis de 2.000 m² dès janvier, contre quelque 800 m² dans ses locaux actuels. Le déménagement s'est achevé mi septembre.

Une version améliorée des imprimantes 3D Dagoma vient également de lancer une nouvelle version de ses imprimantes vendues à 299 euros : « L'usage et le montage sont simplifiés et elle dispose d'options comme un écran ou encore un boîtier que l'on peut installer autour de la machine pour augmenter ses capacités. Pour apporter les différentes améliorations, nous avons pris le top 15 des problèmes rencontrés par nos clients et nous les avons résolus », explique Gauthier Vignon. Il ajoute : « Nous avons de grosses ambitions pour cette machine. Nous voulons en écouler 4.000 à 5.000 exemplaires d'ici Noël, c'est-à-dire doubler nos ventes déjà réalisées ». Dagoma mise sur un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros à la fin de cette année. « Pour le moment, nous avons déjà dépassé le million, nous sommes dans les clous », indique le dirigeant. À cette même période, la start-up devrait par ailleurs « être à l'équilibre ou légèrement dans le négatif en raison du recrutement. Mais si on enlève tout ce qui est lié au développement, nous sommes déjà à l'équilibre », annonce Gauthier Vignon.

Une ouverture à Bordeaux Dagoma fait également ses premiers pas à Bordeaux. Un bureau de 150 m² est ouvert là-bas depuis septembre. Il comprend une zone production, une zone formation ainsi qu'une zone maintenance et devrait permettre à la start-up de rayonner dans un rayon de 200 kilomètres autour de la ville. « Nous aurions préféré Lyon mais nous avons rencontré une personne intéressée par notre projet à Bordeaux. Comme nous sommes persuadés que c'est l'humain qui fait le succès, nous avons ouvert là-bas. C'est un test. Si ça fonctionne, nous ouvrirons dans d'autres villes », conclut le dirigeant.

Élodie Soury-Lavergne

Dagoma
(Roubaix) Dirigeants : M. Regnier et G. Vignon CA prévisionnel 2016 : 2,5 millions d'euros Une trentaine de salariés www.dagoma.fr

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