Un cyclotron est un accélérateur de particules qui «produit des atomes radioactifs, qui sont ensuite accrochés à des molécules pour transporter la radioactivité jusqu'à la cible cancérologique», résume Jean-François Chapal, professeur de médecine nucléaire et l'un des porteurs du projet. Baptisé Arronax, le cyclotron nantais est basé à Saint-Herblain, sur le campus de l'hôpital Nord. La machine, un cylindre de 140 tonnes de quatre mètres, protégé par une enceinte de murs de plus de trois mètres de béton renforcé, offre une intensité quinze fois plus importante et une énergie quatre fois plus puissante que les autres cyclotrons français. «Parmi les cyclotrons dédiés à la médecine, Arronax est actuellement le plus puissant au monde», explique Jean-François Chapal. En Europe, il existe 156 outils de ce type. Sa puissance permettra de fabriquer en grandes quantités des atomes radioactifs qui vont apporter une plus grande souplesse dans le diagnostic.
Des applications en recherche
Destiné à soutenir la recherche en médecine nucléaire, et notamment en cancérologie diagnostique, Arronax permet également d'étudier les effets des rayonnements sur la matière, ce qui offre des applications en tests de dispositifs soumis à l'irradiation (électronique spatiale). 37M€ ont été nécessaires pour réaliser cet outil; financé par les collectivités territoriales, l'État et l'Europe.
www.cyclotron-nantes.fr
Le cyclotron à haute énergie, équipement de pointe dans la lutte contre le cancer, a été inauguré à Saint-Herblain par François Fillon.