Garant de l'ordre public, mais aussi de l'application du plan d'aide aux entreprises, le préfet s'entoure chaque semaine d'une garde rapprochée "spéciale crise économique": Jean-Marc Teulières, Trésorier Payeur Général, Bernard Ramon, directeur de la Banque de France et Jérôme Rousseau, directeur départemental Oseo. Sont alors observés à la loupe tous les chiffres disponibles sur l'état de l'économie départementale: nombre de demandes déposées auprès de la médiation du crédit, chiffres du chômage partiel, niveau des encours bancaires, état des procédures de redressement ou de liquidation judiciaire, etc. Une vigilance renforcée, à la demande expresse du président de la République qui a enjoint tous les préfets de France de faire de la relance économique «leur priorité absolue».
Forte hausse du chômage partiel
Depuis le 7novembre, le préfet note que «seulement 20 dossiers de médiation du crédit ont été déposés, ce qui semble peu. Peut-être par manque d'information des entreprises». De son côté, Oseo a été sollicité pour renforcer la trésorerie de 41 sociétés sarthoises. Le plus significatif est la hausse sensible des chiffres du chômage partiel. Entre le 1eraoût et le 19décembre 2008, la progression est flagrante: 52.592heures en septembre, 225.503 en octobre, 221.004 en novembre et 384.812 en décembre. Même inflation du côté des effectifs concernés: 641 salariés en septembre, 2.785 en octobre, 2.502 en novembre et 4.426 en décembre. D'où l'importance d'une action concertée pour décider des mesures d'urgence à prendre en faveur de l'emploi et de la formation. La «cellule de crise économique» ne devrait pas chômer dans les semaines qui viennent.
La Préfecture suit de près l'application du plan de relance: les demandes de médiation du crédit ou la hausse du chômage partiel sont observées à la loupe.