Crise et printemps arabe: effets contrastés
# Tourisme # Conjoncture

Crise et printemps arabe: effets contrastés

Le salon Tourissima a accueilli en février quelque 21.000 visiteurs autour de 300stands. L'occasion de faire le point sur les tendances du marché avec les voyagistes régionaux. «On a connu un très bon mois de janvier dans toutes les agences Afat-Sélectour, nettement meilleur que celui de l'an passé», note Jean-Luc Dufrenne, de Génération Voyages. «Février reste très bon, Tourissima ayant été un très bon cru au niveau de la qualité des visites. L'Espagne revient en haut du panier. Curieusement, la Grèce aussi: ce qui se passe sur le plan économique et social ne semble avoir aucune influence sur les choix des touristes.» Autres destinations prisées: Sardaigne et Sicile. «La Tunisie repart très bien et reste une destination difficilement remplaçable pour le rapport qualité-prix. L'Egypte, c'est plus difficile. Même la Mer Rouge a connu une baisse significative.» À l'aéroport de Lille, on affiche satisfaction et bon espoir: «Le bilan chiffré à fin 2011 est le même qu'en 2010 à 0,2% près, soit 1.170.000passagers, selon Edouard Aulanier. La progression est importante sur le charter, avec de gros reports de clientèle de la Tunisie sur l'Espagne, la Grèce et la Turquie. L'apport de Marmara, qui a bien étoffé son offre à Lille, a permis de bien se maintenir sur le secteur tourisme. Car on a eu des difficultés sur l'intérieur avec l'arrêt du Lille-Marseille de Ryanair de janvier à avril. Cette année, avec les arrivées de Vueling, Tunisair et Easyjet, l'offre globale en sièges devrait augmenter de 30%. Et les agences constatent depuis cinq semaines une reprise de l'intérêt du public pour les vacances.»

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