Jean-Pierre Raffarin
Ancien Premier Ministre et expert du marché Chinois
Pourquoi la Chine peut-elle intéresser la filière agroalimentaire bretonne ?
Les dirigeants chinois sont très fiers d'avoir réussi à nourrir leur 1,3milliard d'habitants. Mais, aujourd'hui, ils veulent une alimentation plus diversifiée et plus sécurisée. Ils ont connu ces dernières années plusieurs accidents alimentaires, notamment dans le secteur du lait. Il faut saisir cette opportunité. Prenez l'exemple de la Laiterie de Montaigu en Vendée qui réalise 30% de son chiffre d'affaires en Chine en y vendant du lait pour nourrissons.
Que peuvent proposer les entreprises bretonnes dans le secteur porcin ?
Les Chinois sont très demandeurs de biotechnologies haut de gamme. En production porcine, outre une meilleure productivité, les entreprises bretonnes peuvent apporter leur expertise via des process plus sécurisés, une génétique mieux adaptée. Il serait important de mettre en place un «label breton», synonyme de qualité, de sécurité et de fiabilité.
Comment le marché chinois doit-il être abordé ?
Aux chefs d'entreprise du secteur porcin breton que j'ai récemment rencontrés, je préconise d'aborder le marché chinois «en meute» à l'occasion par exemple de salons agricoles à Pékin et dans d'autres métropoles. Et d'y nouer des relations à long terme en jouant la carte de la complémentarité, sans concurrence. * I-tek, Cooperl AA, Sodalec, etc.
- TROIS QUESTIONS