« Tous les clignotants sont au vert. » Pour le directeur du développement de Crédit Libra, Frédéric Stef, aucun doute : les objectifs de l’année seront tenus : « Nous misons sur une dizaine d’ouvertures cette année, en priorité sur la façade ouest et le quart sud-est. Notre objectif est d’atteindre les 50 millions d'euros de volumes financés à la fin de l’année ». Spécialiste du regroupement de crédit basé à Gondreville, disposant de six agences en propre et 15 qui appartiennent à des affiliés, Crédit Libra a bouclé l’année 2016 sur des volumes financés de 38 millions d'euros, avec un taux de transformation des dossiers de 49 %. « La moyenne dans le métier est plutôt d’un tiers », souligne Frédéric Stef. En tant que société du groupe Premista, qui se présente comme le premier groupe français d’intermédiation bancaire, avec 1000 collaborateurs et 340 millions d'euros de volumes financés, Crédit Libra a accès à l’intégralité de l’offre bancaire spécialisée, soit sept prêteurs. « Et cinq de ces prêteurs spécialisés représentent 70 % du volume de la production », détaille Frédéric Stef.
La France en 234 secteurs
Dans un marché qui se concentre, moins de place pour les petits acteurs : pourtant, le modèle de Crédit Libra, celui de la licence de marque, permet à la fois à des anciens du monde bancaire de se mettre à leur compte, ou à des investisseurs de travailler sur un bassin complet. « Depuis 2014, Crédit Libra est dans la deuxième phase de son développement », précise Frédéric Stef. « Nous avons complètement remis le modèle à plat, pour être capable de le dupliquer partout en France. » Sur la base des constatations réalisées depuis 2011 sur l’agence pilote de Metz, les équipes de Crédit Libra ont déterminé la taille minimale d’un secteur : 250 0000 habitants, 120 agences bancaires pour dégager un chiffre d'affaires moyen de 130 000 €. « Ensuite, nous avons découpé la France en 234 secteurs ». En moyenne, pour devenir affilié à Crédit Libra, il faut dépenser 40 000 €, dont 5 000 € d’apport personnel. Les droits d’entrée s’élèvent à 19.000 € et comprennent la formation initiale, l’aide au démarrage et l’exclusivité d’un secteur. « Nous ne manquons pas de candidats », assure Frédéric Stef. « Notre métier attire moins que le courtage en prêt immobilier, mais permet de mieux gagner sa vie » : malgré la contraction de la rémunération des intermédiaires financiers liée à la baisse des taux observée en 2016, la rémunération moyenne des conseillers Crédit Libra s’élève à 5,2 % du montant refinancé par dossier.
Devenir leader sur son marché
Pour sélectionner les meilleurs talents sont perdre de temps, Crédit Libra s’est attaché les services d’un cabinet, qui fait office de « préfiltre » : « Nous avons tendance à resserrer les vannes et à devenir plus exigeants, notamment sur l’expérience des candidats et leur habilitation à travailler dans ce domaine ». Face à une réglementation toujours plus exigeante, Crédit Libra a embauché un collaborateur chargé à plein-temps de vérifier la conformité des dossiers. Le business plan de la société prévoit entre cinq et dix ouvertures d’agences chaque année : une trajectoire qui devrait l’amener en position de leader sur son métier d’ici à trois ans.