«Breizhbanque.com: première agence virtuelle et affinitaire», annonce le Crédit Agricole. Alors que ses concurrents, comme Crédit Mutuel Arkea avec Fortuneo, choisissent de lancer de nouvelles banques en ligne, le Crédit Agricole a opté pour une autre stratégie. Breizhbanque.com est bien une agence. «On y trouve l'ensemble de la gamme de nos produits: crédit, assurance, services,etc. Comme dans n'importe quelle agence», explique Claire-Lise Hurlot, directeur marketing du CA du Finistère. Les quatre caisses bretonnes sont associées au projet. Les 20 conseillers qui répondent aux clients internautes sont ceux des agences ?physiques? des quatre départements.
La banque mutualiste veut y attirer de nouveaux clients: «Bretons, de sang ou de coeur, d'ici ou d'ailleurs, et internautes.»
«Produit en Bretagne»
Alors, quelle différence avec le site habituel en ligne? Le visiteur se promène dans l'agence comme dans un jeu sur PC. «Nous avons aussi voulu créer du lien social,» ajoute Claire-Lise Hurlot. Breizhbanque.com se compose de quatre espaces. L'agence; les Bretons parlent aux Bretons (forums); la Bretagne sans distance (pour la diaspora bretonne, l'une des cibles de breizhbanque.com) et Made in Bretagne, pour présenter les partenaires, comme Produit en Bretagne et ses adhérents. Pour l'instant, Breizh Banque n'est pas ouverte aux entreprises. «Mais ce n'est pas exclu. Le site est amené à évoluer», précise le DG de la caisse finistérienne, Jack Bouin. Le projet a, en effet, été réalisé en un temps record. «Quelques mois seulement. Avec des méthodes traditionnelles, cela aurait pris beaucoup plus de temps», explique Patrick Bemmert, directeur exécutif de CapGemini Ouest, partenaire du Crédit Agricole pour le développement de cet outil. Un pari en recherche et développement important. Mais sur le budget, motus et bouche cousue. «Nous n'avons pas encore de chiffres. C'est un investissement en temps», argue Jack Bouin.
Le Crédit Agricole a lancé, le 23novembre, la première agence en trois dimensions, sur le net. Breizhbanque.com joue la carte de la réalité virtuelle mais aussi celle de l'identité bretonne. Objectif: attirer les internautes bretons du monde entier.