Crèche d'entreprise : Les jeunes talents l'adorent

Crèche d'entreprise : Les jeunes talents l'adorent

Depuis une dizaine d'années,des crèches d'entreprises émergent en France. Et le concept séduit un nombre croissant d'établissements. Une adhésion sur fond d'incitation fiscale.

Entre la difficulté de trouver une place en crèche - moins d'un enfant sur deux bénéficie d'un accueil professionnel - et des horaires de travail souvent mal adaptés, la garde des bébés constitue un casse-tête pour les salariés parents. Et une préoccupation pour l'entrepreneur soucieux de fidéliser les talents. Depuis 2004, l'État a mis l'accent sur ce volet afin de diversifier l'offre d'accueil pour les jeunes enfants. Le 16février 2010, l'OPE (Observatoire de la parentalité en entreprise) et le ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville ont lancé notamment un Club Crèches & Entreprises visant à favoriser de telles structures. Participent à ce club une soixantaine de sociétés de tous profils. Perçue jusqu'alors comme un coût brut par les dirigeants, la crèche d'entreprise fait peu à peu figure d'investissement positif, facteur d'engagement accru de la part des salariés.




Solution pour horaires atypiques

Et les initiatives pour concilier bien-être des salariés et performance économique se propagent. Il y a deux ans, la Cnaf recensait 242 crèches d'entreprises pour 7.406 places. D'ici 2012, ce nombre de places devrait doubler avec des avantages pour les entreprises. En créant une crèche pour les enfants de leurs salariés, celles-ci bénéficient notamment des services de la Caf. Et les effets s'observent en termes de politique RH. En 2005, la périphérie nantaise se dotait de la première crèche inter entreprises et intercommunale de France, à l'initiative du GIE Atlantis regroupant les commerçants d'un pôle commercial. Deux ans seulement après, le bilan de l'opération s'avérait positif. «L'enjeu était de pouvoir fidéliser des personnels à temps partiel ou souvent soumis à des horaires atypiques. Depuis son ouverture, aucun salarié bénéficiant de la crèche inter entreprises n'a quitté son entreprise», soulignait Ghislaine Durel, secrétaire générale du GIE Atlantis.