Christian Estrosi, ministre en charge de l'Industrie, l'avait annoncé en octobre à l'inauguration de La Cité de la Cosmétique à Marseille: Cosmed délivrerait les CVL dès le 1eravril. C'est chose faite.
Capter 10% des demandes
Ce document atteste que les produits fabriqués en France sont conformes à la législation française et sont en vente libre et courante en France dans l'Union européenne. Jusqu'à avril, ce sésame pour l'exportation n'était «délivrés que par la FEBEA, la fédération des Entreprises de la Beauté», rappelle Marion Bourge, Chargée d'affaires internationales. «Cette fédération regroupe surtout de grandes entreprises, donc les petites sociétés qui la sollicitaient étaient moins bien servies que les adhérentes», déplore Robert Faure, secrétaire général. Une situation révolue, puisque l'association vient de lancer son site Internet, www.cosmedcvl.fr, sur lequel les industriels pourront enregistrer leurs demandes. Facturés au nombre de demandes (de 65 à 100€HT) les aspirants exportateurs bénéficieront de conseil juridique et d'accompagnement. Mais Cosmed ne compte pas en faire une affaire lucrative. L'objectif est de capter environ 10% du marché, soit 1.000 dossiers. Pour entrer dans ses frais - notamment l'embauche de Marion Bourge et le site Internet - Cosmed doit réaliser 80.000€ de CA par an. «Nous voulons surtout jouer un rôle de régulateur du marché. La fédération de la parfumerie n'aura plus le monopole, elle devrait donc faire un effort pour servir les PME», note Robert Faure.
www.cosmedcvl.fr
Cosmed, l'association de la filière cosmétique, délivre les Certificats de vente libre (CVL) aux sociétés souhaitant exporter leurs produits depuis le 1eravril. Un service qui facilitera la vie des PME/PMI.