Fondée en 2013 à Nantes par Gaël Avenard et Nicolas Plougastel, la SSII n’a cessé depuis d’étendre son maillage : ouverture à Nantes en 2013 puis Niort en 2014, Toulouse, Montpellier et Rennes en 2015 et enfin Paris en début d’année. Après avoir doublé ses effectifs en 2016, Conserto compte embaucher 160 consultants sur l’ensemble de ses bureaux dont 90 à Nantes, Rennes et Niort. La société de conseil en informatique profite d’un secteur numérique en pleine ébullition, où les offres d’emploi restent toujours plus nombreuses que les demandes. « Nous avons beaucoup de demandes de projets informatiques à réaliser », confirme Gaël Avenard, cofondateur et P-dg de la société de conseil. Lui qui avait déjà doublé son chiffre d’affaires en 2016, à 15 millions d’euros, table sur 22 millions pour 2017.
Recrutement par cooptation
Fini le classique CV et lettre de motivation, pour recruter ses collaborateurs, Conserto s’appuie désormais essentiellement sur les réseaux sociaux et sur la cooptation. «La cooptation, cela garantit déjà la qualité du candidat. Les schémas classiques ne fonctionnent plus. Le principe même de la CVthèque ne marche plus », explique Gael Avenard. La problématique dans son secteur, c’est le turn over. Face à la multiplication des offres d’emploi, les développeurs n’hésitent plus à quitter un poste au bout de quelques semaines si la mission proposée ne leur convient pas. « Beaucoup de société de services ont 30% de turn over. Chez nous, il n’y en a que 6% », note le P-dg de Conserto. Pour garder ses collaborateurs, Conserto les chouchoute en essayant de leur proposer des missions qui leur fassent plaisir, adaptés à leurs envies. La SSII fait aussi signer à ses nouveaux collaborateurs une charte pour les intégrer et leur apprendre à jouer collectif.
Robotopie, un labo sur la robotique humanoïde
L’entreprise qui réalise 60% de son chiffre d’affaires dans le digital, et une autre partie dans le cloud et l’informatique embarquée, s’est récemment spécialisée sur la robotique humanoide. Elle a ouvert un pôle d’expertise baptisé Robotopie où les consultants travaillent sur le développement d’applications avec des robots de services humanoïdes. Les premières expériences ont commencé avec le robot Pepper. « On a récemment travaillé sur une offre pour un établissement de santé où le robot peut accueillir le patient, et même faire un check up, prendre la température, la tension », explique Gaël Avenard. Cette offre, essentiellement d’accueil pour le moment, peut intéresser aussi des banques, des salons professionnels ou des centres commerciaux.