Conférence-débat : Reprise de PME en difficulté
# Conjoncture

Conférence-débat : Reprise de PME en difficulté

Le Journal des Entreprises organise le jeudi 16 juin à 11h30, sur le Salon des Entrepreneurs à Lyon, une conférence sur la reprise d'entreprises en difficulté.

À l'heure où beaucoup d'entreprises connaissent des difficultés conjoncturelles, des opportunités peuvent se présenter pour des candidats à la reprise. Le Journal des Entreprises a souhaité se pencher sur ce thème de la reprise d'entreprises en difficulté lors d'une conférence qui permettra de lever le voile sur les aspects positifs et négatifs d'un tel choix. Un expert et trois entrepreneurs rhônalpins débattront du sujet le jeudi 16juin à 11h30 au Centre de congrès de Lyon.




Capitaliser sur un métier,un savoir

Pour Bertrand Fontaine, expert-comptable associé chez KPMG et responsable du pôle innovation: «La crise a fragilisé de nombreuses PME qui n'ont pu se développer comme elles auraient dû. Elles deviennent alors intéressantes pour des grands groupes ou des repreneurs pour capitaliser sur un métier, des savoir-faire, des technologies.» L'expert évoquera les points à étudier pour détecter le potentiel d'une PME dans une telle situation. Nicolas Clément, président de Synergia à Grenoble a racheté, en 2006, Trema, une entreprise spécialisée dans les réseaux télécom, pour la complémentarité métier qu'elle apportait à son groupe désormais composé de près de 80 personnes. «J'ai commis deux erreurs, analyse le dirigeant. La première est d'avoir sous-estimé l'ampleur du mal en interne pour cette entreprise en péril et la seconde a été de reprendre l'ancien dirigeant.» Pourtant, il affirme que «cette acquisition lui a fait passer un cap en termes de chiffre d'affaires et de métier.» Olivier Poline, ancien cadre, a repris Ader Bio, installée à Vaulx-en-Velin, à la barre du tribunal de commerce de Lyon. «Elle évoluait dans un domaine d'activité qui m'intéressait, le traitement biologique des effluents, et qui présentait un bon potentiel de croissance.» Le dirigeant a investi sur fonds propres, faute d'avoir trouvé une oreille attentive du côté des partenaires bancaires. Enfin, Mayeul de Feraudy, jeune fondateur et dirigeant de la conciergerie d'entreprise Ubiquitus à Lyon, a repris un de ses confrères, Neoworld, début 2011. «L'entreprise perdait de l'argent depuis sa création, explique-t-il. Nous sommes d'abord montés au capital pour éponger les dettes, puis nous avons repris et procédé à la fusion des deux entités en janvier.» Mayeul de Feraudy a détecté l'intérêt de cette reprise dans un client important qu'elle lui apportait. Cette acquisition et les clients qu'elle a, depuis, gagnés, ont permis à Ubiquitus de devenir leader à Lyon dans ce type de services.

Conférence gratuite



Jeudi 16juin à 11h30 Au Centre


de congrès de Lyon Inscription: jde.69@lejournal desentreprises. com

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