Dans un marché stagnant qui pèse 5,2milliards d'euros dans le Morbihan, le commerce de détail doit sans cesse se renouveler pour rester attractif et développer ses ventes. Si les derniers mois ont vu la situation se dégrader davantage, avec un climat conjoncturel peu favorable au commerce de détail, les perspectives générales de croissance pour 2013 ne semblent pas si moroses. «Avec des prévisions de ventes et des commandes mieux orientées», indique l'étude sur le commerce de détail de l'Observatoire régional.
Responsabilisation des commerçants
Les commerçants de centre-ville l'ont compris. La relation, quelle soit envers le client ou ses propres collaborateurs, est au coeur des enjeux. C'est de là que découle le succès du commerce. «Le panier moyen ne dépend ni de la crise, ni de la politique, ni de la météo», martèle Benoît Mahé, coach international en commerce de détail venu donner une conférence devant un parterre de commerçants vannetais. «De la même manière, la motivation des vendeurs ne dépend que d'eux-mêmes». Mais pour parvenir à un résultat, le commerçant sait qu'il faut qu'il adapte son comportement. Responsabilisation des collaborateurs, sourires, questions ouvertes, conseils, propositions de produits complémentaires... Benoît Mahé a ainsi livré quelques tuyaux aux commerçants pour améliorer leur rentabilité. Rien que des évidences, mais qui méritaient d'être soulignées. Avec un rappel sur ces fameux indicateurs permettant de mesurer les points faibles et les points forts: comptage de visiteurs devant le magasin, de clients qui entrent, de ceux qui achètent, du montant du panier moyen, du nombre de lignes sur le ticket... Des éléments à objectiver à la hausse pour améliorer le chiffre d'affaires global du commerce.
3,8milliards d'euros de potentiel
À l'heure où le pouvoir d'achat des ménages ne progresse plus, les commerçants doivent rivaliser d'inventivité pour pérenniser leurs boutiques. La consommation des produits alimentaires se maintient à une faible croissance,+1,1%, l'équipement de la personne chute à -1,2% alors que les loisirs et la culture progressent de 2,4% tirés par les produits informatiques, électroniques et optiques (+6,7%). Point positif: l'évolution démographique et le budget moyen de consommation permettent d'évaluer les dépenses commercialisables, c'est-à-dire le potentiel de la zone de chalandise morbihannaise, à 3,8milliards d'euros pour l'année 2010. Soit 165millions d'euros supplémentaires par rapport à l'année précédente. Ce qui laisse présager encore de belles heures pour le commerce dans le Morbihan. Pour peu que les commerçants s'en donnent l'effort.
Conjoncture Pour les commerçants morbihannais, l'année 2012 s'achève sans grand éclat. Pourtant, le potentiel du département promet de belles perspectives.