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Comment Fine Art Invest place huit œuvres d’art par mois dans les entreprises
Marseille # Finance

Comment Fine Art Invest place huit œuvres d’art par mois dans les entreprises

L’entreprise marseillaise Fine Art Invest, qui vient d’accueillir dans ses murs un street artist, propose de faire entrer l’art dans les entreprises. Détails.

Courant novembre, la société marseillaise Fine Art Invest (5 salariés; chiffre d'affaires : 700.000 euros), qui vient de fêter ses un an d’existence, a accueilli le street artist Cope2 pour échanger sur l’art. Fine Art Invest, au travers de sa filiale ArtCif, est aujourd’hui la seule société en France agréée pour faire de l’ingénierie financière adossée à de l’art. « Nous avons vu le jour en 2015. Nous achetons et nous revendons des œuvres d’art, comme pourrait le faire un marchand d’art », commente Eric Dulong, fondateur de l’entreprise. « J’ai commencé comme footballeur, puis je suis entré dans les métiers de la distribution de produits financiers. À 40 ans, j’ai eu envie de créer ma propre structure, mais je ne voulais pas trop m’éloigner de mon savoir-faire. Amateur d’art, j’ai finalement choisi de me positionner dans la vulgarisation de l’art au sein des entreprises par sa financiarisation », poursuit-il.

"Initier le chef d’entreprise et ses collaborateurs à l’art"

L’activité de Fine Art Invest ne repose donc pas sur l’exploitation de niches fiscales, mais sur des règles comptables. Ainsi, sa filiale ArtCif s’inscrit comme opérateur bancaire, intermédiaire d’assurance et courtier, offrant aux investisseurs des solutions clés en main. « Nous nous sommes inspiré des solutions de crédit-bail que connaissent très bien les chefs d’entreprise. Nous faisons entrer l’art intelligemment dans l’entreprise. » Fine Art Invest travaille avec les chefs d’entreprise et les cabinets d’expertise comptable, qui jouent ensuite le rôle d’apporteurs d’affaires. « Nous définissons quel montant mensuel, l’entreprise est prête à investir et, en fonction de sa finalité, culturelle ou patrimoniale, nous lui proposons des œuvres d’art. L’idée est vraiment d’initier le chef d’entreprise et ses collaborateurs à l’art. En général, notre première proposition retient son attention. Notre stock s’adapte à tous les budgets. Nous croyons suffisamment dans les œuvres que nous avons sélectionnées étant donné que nous les avons achetées. »

Huit œuvres livrées par mois

L’entreprise prend en charge l’accrochage de l’œuvre et la communication (vernissage…). Le contrat est signé pour trois années. « Au terme des trois ans, le chef d’entreprise peut décider de conserver l’œuvre, il peut aussi la faire conserver par l’entreprise ou elle peut être revendue et nous lui en proposons une nouvelle. » Depuis septembre 2016, l’entreprise livre environ huit œuvres par mois et dispose d’un fonds d’une vingtaine d’œuvres pour un montant de 450.000 euros. Fine Art Invest mise sur un chiffre d’affaires de 2 millions d'euros en 2017. « Nous avons passé les deux tiers de notre premier exercice en mode start-up. Là nous sommes efficaces depuis l’été. Dès 2017, nous aurons un produit mature », conclut Eric Dulong.

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