À l'occasion du salon du Bourget, Aérospline, une PME bordelaise spécialisée dans le développement de cobots, et Figeac Aéro, entreprise lotoise spécialiste de la production de pièces de structure en alliages légers et en métaux durs, de pièces moteurs, de trains d'atterrissage et sous-ensembles, ont présenté Bucky, le premier cobot au monde appliqué au rivetage à frapper. « La cobotique est une branche de la robotique qui vise à produire des robots assistant l'homme, en automatisant une partie de ses tâches, explique Maxime Hardouin-Finez, le directeur d'Aérospline. Attention il ne s'agit pas de remplacer l'homme mais de l'aider. Un cobot travaille avec, il ne remplace pas. »
Soulager physiquement l'homme
Dans le cas présent, Aérospline et Figeac Aéro ont travaillé ensemble pendant douze mois pour mettre au point un cobot permettant de résoudre une problématique récurrente chez les opérateurs : les troubles musculo-squelettiques (TMS). « Pour assembler une porte d'avion, il faut deux opérateurs. D'un côté, un opérateur écrase des rivets en utilisant un marteau pneumatique. De l'autre, un autre opérateur tient une enclume qui subit la frappe. À chaque coup, le choc subit dans l'avant-bras est considérable pour celui-ci, explique Maxime Hardouin. Bucky fait la part de travail ingrat en tenant l'enclume à la place de l'opérateur. Il soulage physiquement le salarié sans faire à sa place, le tout pour un coût raisonnable. »
Fort développement
Fort de cette première, Aérospline annonce une prochaine collaboration avec Mavil France à Bruges pour de la soudure. « La cobotique est amenée à se démocratiser auprès des PME car elle permet la personnalisation tout en maintenant l'emploi », ajoute Maxime Hardouin. Pour preuve le fort développement de l'entreprise. Cette année Aérospline va réaliser 1 millions d'euros de chiffre d'affaires, multiplier par deux par rapport à 2016, et devrait à nouveau doubler le CA en 2018. Actuellement l'entreprise emploie huit personnes.