Après Paris, Bordeaux, Strasbourg, Marseille et Nice, c'est sur le marché immobilier nantais que se sont penchés la FNAIM (Fédération Nationale de l'Immobilier) et Patrice de Moncan, économiste.
A partir de l'analyse des 56.950 bâtiments nantais, ils sont arrivés à une estimation de 41,5 milliards d'euros pour l'immobilier nantais. Un chiffre qui place la ville derrière Paris, Marseille ou Nice (Lyon n'a pas encore fait l'objet d'une étude) mais devant Bordeaux (33 milliards d'euros) et Strasbourg (28 milliards d'euros).
Dans le détail, l'immobilier d'habitation (165. 543 logements) pèse 37,3 milliards d'euros, les bureaux (1,6 million de m² intra-muros) 3 milliards d'euros, les commerces et les boutiques (près de 4.000 locaux) 1,2 milliard d'euros.
À combien sont estimés le Château des Ducs ou le cours Cambronne ?
Plus anecdotique, les auteurs de l'étude ont également converti les bâtiments emblématiques de la ville en réserves foncières. À cette aune, combien vaudrait le Château des Ducs de Bretagne si, à sa place, étaient construits des F4 de bon standing ? Réponse : 240 millions d'euros. Selon la même logique, la cathédrale Saint-Pierre est estimée à 66,2 millions d'euros, le cours Cambronne à environ 37 millions d'euros.
Un patrimoine immobilier détenu majoritairement par des personnes physiques
Depuis 2000, la population nantaise a augmenté de 11%, le nombre de logements de 24%. 77% des bâtiments sont des immeubles collectifs, 22% des maisons individuelles, une proportion élevée par rapport aux autres villes. De ce fait, le " taux de verticalité " (le nombre d'appartements par bâtiment) est également plus faible qu'ailleurs : il est de 2,9% contre 5,35% pour l'ensemble des grandes villes françaises (14,2% à Paris).
Les résidents nantais sont également plus souvent qu'ailleurs des propriétaires (38% contre 28% à Strasbourg par exemple). Mais la vraie spécificité de la ville réside dans la détention de son patrimoine immobilier avec un pourcentage élevé d'immeubles détenus par une personne physique, soit 45,3% contre 16% à Paris. La taille relativement petite des immeubles nantais permet en effet de les conserver en patrimoine et en héritage. La part des immeubles détenus en copropriété est également inférieure (42,5%) à celle détenu par les particuliers. Avec près de 6% du patrimoine immobilier nantais, la Ville de Nantes est le troisième principal propriétaire de l'immobilier nantais. En revanche, les banques, les compagnies d'assurance et les investisseurs sont peu représentés.