Clenam : Un club pouraccompagner les repreneurs
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Clenam : Un club pouraccompagner les repreneurs

Quatre ans après sa réactivation, le Club de reprise d'entreprise des arts et métiers a suivi 55 dossiers.

Ancien directeur technique puis dg chez le fabricant de pièces automobiles ITW-Dailly Comte, Jean Bernard est aujourd'hui animateur de l'antenne régionale du Clenam, le Club de création et reprise d'entreprises des anciens des arts et métiers. «Les personnes se retrouvent souvent seules face à leur dossier, note-t-il. Les clubs comme le nôtre apportent un support individuel tout au long du projet», avec deux réunions mensuelles entre les porteurs de projet, des repreneurs déjà en activité et les animateurs du club. Le profil type du repreneur? «D'abord il a forcément une mentalité à part, il n'a pas peur d'oser... Et puis il faut de l'expérience et des moyens», poursuit l'ancien ingénieur. Georges Cornaton, qui a travaillé dans la région pour les grues Potain, puis pour le fabricant de pulvérisateurs agricoles Berthoud, a un jour poussé la porte du Clenam. Il est aujourd'hui à la tête de Rotival, une société de menuiserie aluminium et acier, à Saint-Jean-d'Ardières. «Toute ma carrière, j'ai travaillé pour les autres, je souhaitais avant tout travailler pour moi» se souvient-il. «Il faut bien définir la cible et savoir ce qu'on veut», explique le nouveau patron: le Clenam, «pour figer le projet» et la CCI de Villefranche, dont il est élu depuis cinq ans, ont été ses «deux principaux piliers» pour une reprise réussie. Le troisième? Le facteur humain, et une bonne entente avec le cédant et son équipe: «J'ai gardé l'ensemble du personnel. Le comptable, le juriste et mes deux banquiers ont été des partenaires privilégiés.»




Garantie de cohérence

«80% des repreneurs ont entre 35 et 45 ans. En raison d'un incident de carrière ou d'une restructuration, ils se disent: ?Mais pourquoi ne pas voler de mes propres ailes??», commente Jean Bernard. Première phase, la définition précise du projet: «Une garantie de cohérence. Une reprise doit également être un projet familial dont le conjoint est partie prenante. Il doit accepter un nouveau rythme de vie et l'engagement de tout ou partie du patrimoine.» Vient ensuite la recherche de la ?cible?: il y a peu d'opportunités et les entreprises en difficulté sont déconseillées. Investissement moyen? Entre 100.000€ et 300.000€, et jusqu'à 600.000€... Un tiers de fonds propres et deux tiers empruntés paraissent être un bon rapport. Viendront ensuite l'étude financière et juridique du dossier, puis l'éventuelle reprise et le protocole d'accord, avec les notaires et banquiers. Le repreneur doit en tout cas s'armer de patience: il faut entre 12 et 14 mois de travail avant la reprise effective, pendant lesquels les Assedic représentent souvent une aide précieuse.








Clenam Lyon: 04.78.24.58.01.

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