Elle est la première femme à devenir directrice générale de la Banque de France en Bretagne (170 salariés dans cinq succursales). Claudine Hurman succédera à Hervé Mattéi le 3 mars 2025. Elle rejoindra ainsi les six autres femmes directrices régionales sur les treize régions administratives.
Claudine Hurman arrive de Paris, où elle est encore pour quelques jours directrice de l’innovation et des infrastructures des marchés financiers, au siège. Elle prendra ensuite la succession d’Hervé Mattéi, qui part à la retraite, après avoir dirigé l’antenne bretonne de l’institution bancaire depuis 2018. Diplômée de l’EDHEC Business School et de la London School of Economics and Political Science (LSE), elle a effectué la grande majorité de sa carrière au sein de la Banque de France.
Un parcours entier dans l’institution
À ses débuts, elle a travaillé trois ans à Londres en tant qu’auditeur pour KPMG, avant de rentrer au pays. "J’avais envie d’intégrer une institution qui ait une mission de bien public", confie-t-elle sur sa décision de concourir pour intégrer le réseau Banque de France. Dès 1994, Claudine Hurman entre donc dans l’institution, occupant différents postes dans plusieurs succursales pendant neuf ans, dont celles de Chartres ou Neuilly-Levallois et Nanterre. Elle intègre ensuite l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) en tant que superviseur bancaire auprès d’établissements de crédits spécialisés. En 2009, elle revient au sein de la Banque de France à des métiers plus opérationnels, pour "mettre les mains dans le cambouis", dit-elle, avant de retourner dans le réseau en 2018. D’adjointe au directeur régional à Nantes, elle passe ensuite directrice départementale de la Banque de France en Maine-et-Loire. Son envie de changement coïncidant avec le départ d’Hervé Mattéi, elle arrive en Bretagne, sa région de cœur, puisqu’elle et sa famille habitent le Morbihan.
Travailler en équipe avec les entreprises
"La Bretagne est un territoire très riche. Certes, il y a des questionnements sur l’avenir, mais elle reste résiliente", constate Claudine Hurman. Face au contexte national et international, la future directrice régionale voit déjà les atouts de la Bretagne. "L’activité est stable même s’il y a des incertitudes et de l’angoisse. Nous avons gagné la victoire de l’inflation et les décideurs économiques commencent à y voir plus clair. La baisse des taux pourrait relancer la construction notamment." Aux côtés des entreprises, Claudine Hurman entend travailler en "partenaire pour faire remonter leurs préoccupations au niveau national".