Deux femmes parmi les trois qui font partie du CJD de Metz, sur 35adhérents. Une faible représentation que la nouvelle présidente du Centre des jeunes dirigeants (CJD) d'entreprise de Metz, Brigitte Defontaine-Renaut, et Christine Caballé, responsable de la communication, déplorent, mais qui est le reflet de la situation qui prévaut aux postes clés des entreprises. Les tentatives d'intégrer des femmes échouent, même si le mouvement se veut défenseur des valeurs humaines et sociétales: assister à deux réunions par mois reste pour elles un casse-tête ! Mettre l'entreprise au service de l'humain, tel est en effet le slogan du CJD. Regroupant des «jeunes dirigeants» de tous les secteurs, principalement de PME-PMI, il défend un «libéralisme responsable», en rejetant toute étiquette politique.
Déficit de communication
Si la section de Metz s'enorgueillit de l'arrivée de dix nouveaux «JD» il y a deux ans, cinq l'an dernier et huit cette année, le groupe reste assez restreint, ce qui facilite les échanges mais favorise une certaine discrétion. Le CJD souffre ainsi d'un déficit de communication auquel il souhaite remédier: «Nous n'avons aucune volonté d'opacité, mais force est de constater que nous sommes opaques !» se désole Brigitte Defontaine-Renaut. Le CJD n'est pourtant pas à court d'arguments pour séduire les jeunes dirigeants. Il propose aide, conseil et accompagnement, à travers notamment des réunions permettant de mettre en place des solutions adaptées à chacun, des forums de formation (deux fois par an), des soirées prestiges annuelles ouvertes au public en présence d'une personnalité ? la prochaine aura pour thème les réseaux. Celui du CJD regroupe 3.500chefs d'entreprise sur toute la France. «Nous avons les mêmes problématiques malgré des secteurs d'activité différents. Les premières années, l'adhérent reçoit beaucoup, puis il est en mesure de redistribuer. Lui-même et son entreprise en ressortent grandis», témoigne Thibaut Lebouché, 37 ans, un «petit nouveau».
De véritables groupes de parole
Brigitte Defontaine-Renaut insiste sur les bénéfices des échanges: «En réunion ou en formation, on recherche de l'information et du soutien, mais on apprend aussi à se remettre en cause, à s'adapter. Cela se révèle parfois inconfortable. Par exemple, en commission miroir, vous prenez conscience de vos réactions grâce au regard des autres... Ceci avec toutes les précautions d'usage, et en toute confidentialité. Ce sont de véritables groupes de parole.»