À Marcq-en-Baroeul, Béatrice Dubois a lancé avec son mari la production et la commercialisation de produits cosmétiques naturels. CHO Nature pourrait bien s'imposer naturellement dans l'industrie du luxe. Aux côtés des grands noms de la cosmétique et du luxe, CHO Nature (prononcer C-H-O) commence à jouer des coudes. Créer une nouvelle marque très haut de gamme, c'est le pari osé mais ambitieux que veulent relever Béatrice Dubois, 48ans, et son époux biochimiste Joseph Grivon, 51ans, ancien directeur du laboratoire Bio-Rad à Steenvoorde (400emplois).
Plus de 100.000€ investis Le couple lauréat du réseau LMI a investi 100.000€ avec l'aide du CIC et de Finorpa, pour se lancer. «L'idée est de créer une gamme de cosmétique naturelle, belle et bonne», sourit Béatrice Dubois. Cette ancienne DRH international de Pimkie et directrice financière de Camaïeu a toujours baigné dans le textile, avec l'envie de créer un jour sa boîte. Révoltée par les produits de beauté bas de gamme cancérigènes pour la peau, elle a trouvé sa voie, attirée depuis sa plus jeune enfance à Grasse. C'est d'ailleurs dans la capitale du parfum que CHO Nature a trouvé ses partenaires. «Nous travaillons avec Raphaël Haury, un jeune nez montant (Ndlr, parfums Azzaro), et avec un industriel négociant en huiles essentielles, André Astier», détaille Béatrice Dubois qui ne sélectionne que le must pour ses crèmes, huiles, laits, baumes, eaux de parfum... «Nos produits ne contiennent rien d'origine chimique et minérale. Nous avons choisi le naturel à travers le label international NaTrue dont nous serons peut-être le premier français labellisé, sous 3mois», se réjouit-elle considérant le bio galvaudé dans la cosmétique.
5M€ de CA dans 5ans La gamme CHO Nature compte à ce jour 20produits, mais portera sur une soixantaine de références à maturité. La commercialisation se fait en vente à domicile, en parfumerie haut de gamme, auprès des professionnels de la beauté et du bien-être (spa, instituts...) et via internet. Quelques touches sont déjà prises à l'international: Europe et États-Unis (spa à Hollywood). L'export pourrait représenter la moitié du CA d'ici à 5ans. «Nous envisageons de réaliser 180 à 200K€ la première année, mais nous pouvons monter à 5M€ avec une trentaine de salariés sur ce marché de niche», estime la créatrice qui a recruté un premier agent commercial pour le grand-ouest. Au-delà d'1M€, le couple prévoit de quitter son atelier artisanal pour créer une usine dans le Nord.
Géry Bertrande
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