Chicago Music Hall : Loïc Vigo et sa ruée vers l'Ouest
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Chicago Music Hall : Loïc Vigo et sa ruée vers l'Ouest

DISCOTHèQUE Clin d'oeil métaphysique aux métiers de la nuit, deux nouveaux établissements au décor digne du Chicago prohibitioniste ouvrent à Vannes Ouest.

Exit la Bodeguita, place au Chicago Music Hall. Après le Café Saint-Germain, Loïc Vigo continue d'aligner ses billes dans le secteur Ouest de Vannes. Avec cette nouvelle boîte de nuit fleurant bon la prohibition située zone de Kerlann à Vannes, le patron vannetais réinvestit progressivement son trésor de guerre. Celui qu'il a amassé lors de la revente de l'hôtel Mercure et de la Brasserie Edgar au groupe Kerdonis. «Ma philosophie n'est pas de garder mes capitaux, je suis pour l'investissement dans les entreprises. Vivre de mes rentes, je ne le concevrais pas», annonce cet entrepreneur de 44ans, néanmoins héritier de la famille Vigo - sa mère Janick présida la CCI du Morbihan. «Tout se passe désormais à VannesOuest», constate Loïc Vigo, qui a encore d'autres projets de croissance externe.






Près d'1,5million d'euros visés

Désormais à la tête d'un petit groupe depuis sa holding Sovigolfe de l'avenue de Verdun, Loïc Vigo vise près d'1,5million d'euros hors taxes de chiffre d'affaires pour tous ses établissements. 600.000euros pour le Chicago Music Hall, 650.000euros pour la Villa Kirov, 220.000euros pour le Café Saint-Germain. Et compte 18 salariés en tout. «Avec de petites unités, il y a beaucoup plus de flexibilité, une mutualisation des moyens, j'ai une centrale d'achat pour tout le groupe», remarque Loïc Vigo. «Une convention de mobilité entre mes établissements aide à maintenir leur motivation. Cela permet d'optimiser les coûts mais cela préserve aussi les emplois: quand on a fermé la Bodeguita au début des travaux, il restait quatre salariés qui ont pu être redirigés vers mes autres établissements.»




250.000euros investis

Ici, ce qui compte n'est pas tant le montant déboursé dans le rachat de la Bodeguita, établissement qui avait de toute façon du mal à trouver son rythme de croisière. Mais plutôt les travaux amorcés en juillet dernier. Travaux qui ont transformé une boîte de nuit à l'atmosphère hispanisante en cabaret à la sauce Al Capone. 250.000euros ont été investis pour réaménager environ 340m². Avec des pièces de choix comme les pilliers métalliques à l'entrée - d'authentiques structures Eiffel - ou le rutilant bar en étain.




«Copie blanche»

«C'est une copie blanche, on a tout rasé à l'intérieur pour repartir de zéro, ne gardant que le toit et les murs», explique Loïc Vigo. Cette nouvelle pièce sur l'échiquier Vigo reste dans la lignée de la Villa Kirov, avec un positionnement pop rock années 80 et une clientèle adulte. «On vise les 25 - 45 ans, avec des "after work", des cours de danse salsa/rock», détaille Loïc Vigo. En parallèle, le restaurant adjacent El Gusto se métamorphose lui aussi en "Oscar", référence à Oscar Fraley, co-auteur des mémoires d'Eliott Ness, les Incorruptibles. Manière de rester dans l'atmosphère de la prohibition. En raison d'une clause de non-concurrence avec la Brasserie Edgar, qui interdit à Loïc Vigo de diriger un restaurant, l'ancien élève de Paul Bocuse n'est ici pas aux commandes. Mais Jacky Brindejonc, gérant d'Osacr, est son beau-frère. Oscar proposera en tout cas des tarifs non prohibitifs, comme El Gusto en son temps : 8,90 € le plat du jour/café, avec un passage de 50 à 70 couverts. «Nous voulons nous démarquer des chaînes en travaillant avec des produits frais», explique Jacky Brindejonc.

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