Une fois son plan de continuation présenté le 6février, le Chantier naval de Vilaine à Arzal ambitionne de passer du statut de SARL à celui de SAS. Avec l'arrivée de nouveaux partenaires financiers. « La liste n'est pas fermée, je cherche des gens qui ont à la fois l'expérience du nautisme et de l'entreprise », explique Emmanuel Darviot, gérant, qui détient 60 % de la SARL L'Otarie à travers sa holding ID'Phares. « Mon but est de racheter les 40 % restants avec à la clef une augmentation de capital. Puis d'aller vers un projet avec des objectifs viables, qui ne s'apparentent pas à de la science-fiction. » Mais avant ce nouveau départ, l'un des aspects du plan de continuation sera la suppression de trois postes sur les huit que compte la structure. Car malgré quelques beaux projets comme les 4.000heures dédiées à la restauration du voilier France, le Chantier naval de Vilaine n'échappe pas au marasme qui sévit dans le nautisme. 450.000euros de chiffre d'affaires « Actuellement, le nautisme est de loin le secteur le plus difficile à faire croître, à développer », constate Emmanuel Darviot. « Depuis que j'ai repris en 2008, j'ai investi plus de 900.000euros dans la création d'un espace commercial, le câblage informatique, l'équipement des ateliers, une voilerie toute neuve... Mais qui dit investissements importants dit aussi beaucoup d'amortissements. » S'appuyant sur les compétences de plus en plus rares de ses charpentiers de marine, le Chantier naval de Vilaine veut aujourd'hui développer le récurrent. Les petites interventions comprises entre 500 et 1.000euros à prise de commande et à exécution rapide. « Nous serons à 450.000euros de chiffre d'affaires en 2012, c'est une progression insuffisante par rapport à la structure et aux frais fixes », poursuit Emmanuel Darviot. « Nous améliorons notre marge petit à petit. Notre résultat reste négatif mais notre capacité d'autofinancement est positive. » Emmanuel Darviot vise au minimum 500.000euros de chiffre d'affaires.[LEPRODUIT]
- La Levée de fonds