Réunis le 25novembre à Paris, 165présidents (soit la quasi-totalité des CCI de France) étaient appelés à se prononcer à main levée sur un document de synthèse. Un texte devant répondre à la pression du gouvernement qui, avant la fin de l'année, veut changer en profondeur le fonctionnement des chambres. Avec, à la clef, l'objectif avoué de réaliser des économies. Adopté par les deux tiers de l'assemblée (dont la CCI 54), ce texte prévoit de retenir les CRCI (échelon régional) comme grand collecteur de la TATP. Aujourd'hui, ce sont en effet les CCI départementales qui recueillent auprès des entreprises de leur circonscription la taxe additionnelle à la taxe professionnelle, principale ressource des chambres. Les CRCI se verront en outre devenir l'employeur de tous les salariés des chambres locales. Pour les CCI locales, le texte prévoit de maintenir leur statut d'établissement public. Un statut qui leur permet aujourd'hui de gérer organismes de formation, ports, aéroports... Un projet de loi est prévu pour le début de l'année. Et le 9décembre, à Paris, François Fillon et Christine Lagarde seront présents lors de l'Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI). Le Premier ministre et la ministre de l'Économie auront, d'ici là, pris connaissance du voeu des chambres consulaires. En tiendront-ils compte? Réponse dans les jours qui viennent.
Pressées par le gouvernement de se réformer, les CCI françaises ont formulé un voeu qui prévoit de renforcer l'échelon régional.