Chambéry : Logements ou entreprises, il faut choisir !
# Politique économique

Chambéry : Logements ou entreprises, il faut choisir !

Faut-il réserver le foncier aux logements et implanter les entreprises en périphérie ? Ou peut-on garder des industrie en ville ? La question est en débat à Chambéry.

Tout juste installée dans sa campagne, donnant « priorité à finir sa mandature », Bernadette Laclais, députée maire PS sortante de Chambéry, s'exprime du bout des lèvres. En désignant l'emploi comme enjeu numéro un des prochaines élections municipales, l'édile joue la carte des logements sur son fief, et estime que « les entreprises peuvent être en périphérie ».Michel Dantin, eurodéputé UMP et conseiller municipal, ne l'entend pas de cette oreille. « Savoie Technolac est nécessaire, mais nous appelons à réimplanter le tissu économique en ville pour sortir du marasme financier. Chambéry a laissé partir des grands noms comme Saint-Gobain. L'établissement Vétrotex est passé, en silence, de 700 à 200 salariés en moins de dix ans. »Si la zone d'activité du Grand Verger est réaménagée en bureaux, l'ancienne usine A de Vétrotex de 6,5 hectares a été rasée, un éco-quartier de 400 logements la remplacera. De même, les Portes de Mérande ou encore l'ancienne laiterie de Bissy qui sera réhabilitée en 75 appartements. « Le cadre de vie, les transports en commun internes à l'agglomération et le logement permettent de bien accueillir les entreprises », souligne Bernadette Laclais.Les Chambériens iront donc travailler en extérieur en voiture ou en autocar. La jonction pour rejoindre en bus Aix-les-Bains se réalise pourtant toujours avec un changement au Bourget-du-Lac !Les deux élus de la ville se retrouvent cependant pour requalifier les zones industrielles de Bissy et de l'Erier. « Cinquante hectares sont disponibles », avance Michel Dantin.




Travailler en commun

Bernadette Laclais aspire à regrouper des filières en les développant au sein du territoire et à jeter des passerelles avec l'Université de Savoie, l'Italie et la Suisse proches. « Nous devons nous y mettre tous avec les chambres consulaires et les entreprises afin d'élaborer une vraie politique d'accompagnement économique », soutient l'eurodéputé Michel Dantin.Christelle Favetta-Sieyès, présidente de la CGPME Savoie, est plus vindicative. « Les chefs d'entreprise doivent se mobiliser en se portant candidat sur les différentes listes électorales. Cessons de nous indigner et agissons pour que le bon sens et le pragmatisme pénètrent la sphère politique si éloignée du monde de l'entreprise. C'est être au coeur du dispositif pour tempérer les dérives. »

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