L'été a été chaud, l'automne risque de l'être tout autant. Véritable institution dans le paysage économique briochin, l'entreprise Chaffoteaux-et-Maury vit ses dernières heures. Son actionnaire principal, le groupe italien Merloni TermoSanitari, a annoncé courant juillet un plan social prévoyant 204 licenciements sur les 248 salariés de l'entreprise. Seul un centre de R & D d'une quarantaine de collaborateurs restant dans les Côtes-d'Armor, le reste des activités étant transférée du côté transalpin. À noter que l'usine de Tressignaux n'est pas incluse, pour l'heure, dans le périmètre.
Vers une fermeture définitive du site
Si à moyen terme la fermeture définitive du site semble inéluctable, les salariés de Chaffoteaux n'ont de cesse de se mobiliser pour alerter l'opinion et limiter la casse. Le blocage du site, et d'un stock de guerre de chaudières et de pièces détachées estimé à 10M€, se poursuit tout comme des débrayages continus de la production. Par ailleurs, Aldino Zeppelli, directeur du site, a été prié de quitter l'entreprise fin août. Alors que les discussions sur les modalités du plan social vont bientôt débuter, les tensions entre salariés et l'actionnaire Italien restent vives. Ce dernier ayant récemment missionné un huissier pour constater le blocage de l'usine afin d'entamer d'éventuels recours en justice.
Usine bloquée, directeur persona non grata, manifestations publiques, etc. Depuis l'annonce du plan social prévoyant 204 licenciements, les salariés de Chaffoteaux-et-Maury sont au combat. La fermeture définitive du site est dans tous les esprits.