Bernard Wesolowski,
Directeur de Mercy Magazine à Piennes
En 2008, vous avez porté plainte contre Vlan pour concurrence déloyale. Pouvez-vous nous expliquer les raisons?
Jusqu'en 2004, Mercy Magazine vivait sa vie de journal d'annonces gratuites. Nous tirions à 47.000exemplaires. Aujourd'hui, nous sommes à 38.000exemplaires. Tout a basculé en 2004, quand Vlan, filiale du groupe de presse belge Rossel, a racheté Flash. Mais le marché autour de Piennes n'est pas assez grand pour nous deux. Très vite, Vlan a cassé ses prix. Cela a fait fondre notre chiffre d'affaires. Nous avons dû licencier du personnel. Tout ceci m'a conduit à porter plainte pour concurrence déloyale.
Une situation qui a été amplifiée par des problèmes avec votre imprimeur.
En effet, notre imprimeur appartenait également au groupe Rossel. Notre baisse de chiffre d'affaires a entraîné un déficit et 9mois de traites impayées auprès de lui. J'ai réussi à trouver un autre imprimeur, 30% moins cher, et j'ai lutté pour éviter le redressement judiciaire. Mais en 2007, le groupe a saisi le tribunal pour que je rembourse 78.000€, chose que j'ai faite.
En 2010, Flash a cessé d'exister. Pourtant, vous continuez votre combat.
Mercy Magazine est mon bébé. J'irai jusqu'au bout, car j'estime le préjudice subi à 1M€. Dans un rapport daté du 5janvier 2011, adressé au tribunal de commerce de Briey, la direction régionale de la concurrence constate que Flash n'a pas respecté les dispositions de la loi Sapin relative notamment à la transparence dans le secteur de la publicité. Le groupe Rossel n'a pas souhaité répondre à nos questions, le jugement étant en cours.
- TROIS QUESTIONS