CEB : 80 M€ à investir dans les prochaines années
# Services

CEB : 80 M€ à investir dans les prochaines années

Tourisme d'affaires Dans un marché difficile, Congrès et expositions de Bordeaux (CEB) doit réaliser des économies et créer de nouveaux salons. Pour rester à niveau face aux autres grandes agglomérations, d'importants investissements sont programmés.

C
EB vient de changer de Dg. Quelles évolutions faut-il en attendre ?
Bernard Séverin : Joëlle Loiret a quitté ses fonctions de directrice générale en janvier, suite à des divergences dans l'orientation stratégique de l'entreprise. Elle a été remplacée par quelqu'un qui connaît la maison. Vincent Grenié travaille depuis 31 ans chez CEB, et occupait dernièrement le poste de Dg adjoint. Sa feuille de route est claire : il doit entretenir un lien étroit avec le président pour obtenir une convergence de vues, et il doit développer CEB avec de nouveaux produits.


Quels seront ces nouveaux produits ?


Vincent Grenié : Un projet de salon professionnel est en préparation, mais il est trop tôt pour communiquer. Sur notre 2e métier d'accueil du public, nous regardons ce qui se prépare à Euratlantique, aux Bassins à flot, sur le futur grand stade.


CEB a été reconduit à l'exploitation du Palais des congrès, du Parc des expositions et du H14 en novembre 2012 avec l'engagement de développer la collaboration avec les entreprises locales. Pourtant, plusieurs entreprises locales affirment que rien n'a changé.


B. S. : Nous avons pris l'engagement d'augmenter notre implication dans le tissu économique local. Et effectivement, nous avons développé les salons professionnels, comme Vinipro ou Exp'Hôtel. Vinipro a été construit avec les branches production et négoce de la filière vin, Exp'hôtel avec l'Umih 33. Ces salons intéressent et impliquent les entreprises locales.
V. G. : Certains de nos prestataires ont pu ressentir une baisse d'activité. Mais il ne faut pas oublier que nous sommes sur un marché qui connaît une baisse d'activité. Cela nous oblige à réaliser des économies. Par exemple, sur le salon Vivons, nous avons réduit la surface d'exposition pour concentrer les exposants et visiteurs. Nous avons également réduit nos achats.


Quelles sont vos perspectives pour 2014 ?


B. S. : Nous prévoyons une stabilité de notre chiffre d'affaires, à 29 millions d'euros. Le résultat net devrait s'établir aux alentours de 450.000€, avec une réserve de 200.000€ pour risque impondérable. Nous sommes en ligne avec nos objectifs.


Quels investissements programmez-vous pour les prochaines années ?


V. G. : Toulouse fait construire un parc des expositions remarquable. Strasbourg investit 220 millions d'euros dans un nouveau parc. Nantes dispose de 15.000 m² tout neufs. Bordeaux, qui était à la pointe il y a quelques années, se retrouve désormais en queue de peloton. Le hall 1 a 50 ans, et souffre de problèmes d'étanchéité et d'isolation. Nous devons investir pour remettre à niveau les bâtiments existants, et aussi pour disposer d'une nouvelle salle de congrès. Actuellement, lorsque nous accueillons de gros événements, nous devons aménager le Parc des expositions. Disposer d'une salle déjà prête permettrait de poser une équation économique différente. Nous devons donc construire à la place du hall 2 une salle de 3.500 places. Les deux chantiers représentent une enveloppe de 80 millions d'euros.


Où allez-vous trouver cette somme ?


B. S. : Nous allons solliciter cinq ou six financeurs : les collectivités locales, mais aussi l'Europe. Si chacun donne 15 M€, étalés sur plusieurs années, c'est faisable. Ca peut même se faire assez vite, en 3 ans.


Craignez-vous le recours de GL Events contre l'attribution de la délégation de service publique à CEB ?


B. S. : La réponse du tribunal administratif devrait être connue à l'automne. Mais nous ne sommes pas inquiets.

# Services