Le casino de la Trinité-sur-Mer (groupe Partouche, 30 salariés) est dans une situation critique. Ecrasée par l'établissement de Carnac (groupe Barrière), distant de 5 km, et celui de Quiberon, la société connaît d'importantes pertes et en appelle à l'aide de la municipalité en lui demandant de revoir la délégation de service public qui la lie à la mairie. Cette DSP a été signée en 1999 et prévoyait, outre la redevance annuelle de 15 % des revenus des jeux (240.000 € en 2013), la réalisation d'un hôtel de 60 chambres et le versement de subventions aux associations locales (environ 30.000 €/an). Seulement, à ce jour, 15 chambres ont été ouvertes et « ils ne versent plus de subventions aux associations. Ils nous disent qu'ils n'en ont pas les moyens », explique Jean-François Guézet, maire de La Trinité-sur-Mer. « Ils souhaitent revoir cette DSP pour réduire le versement à la commune, et ne plus tenir leurs obligations. Ce que nous ne pouvons pas faire, pour des raisons juridiques. Si nous cédons, l'avenant pourrait être attaqué en justice par un concurrent. » Les dirigeants du casino et le maire étaient réunis en commission des jeux au ministère de l'Intérieur le 27 mai. C'est l'autorité qui délivre les autorisations de jeux aux casinos français. Celle de La Trinité court jusqu' à fin juin. Elle doit donner sa réponse prochainement. Un jeu à quitte ou double pour l'établissement. Contacté, Partouche n'a pas souhaité communiquer.
JEUX Le casino du groupe Partouche est en difficulté financière. La nouvelle municipalité de la Trinité refuse de lui accorder des facilités pour des raisons juridiques.