Ils se nomment Olivier, Caroline, Isabelle, Nicolas ou Yves. Ils sont startupper à Sophia, commerçant à Villefranche, hôtelier à Antibes ou industriel à Grasse. Tous ont eu recours, à une ou plusieurs reprises, aux services de la CCI Nice Côte d'Azur pour épauler leur développement, animer une filière ou mettre un pied à l'international. Et ils témoignent. En 4 par 3, sur les réseaux sociaux, via Internet, dans la presse spécialisée, formant ainsi les vingt têtes d'affiche de la campagne de communication concoctée par la chambre consulaire en vue de mobiliser les 71 000 chefs d'entreprise azuréens appelés à élire, du 20 octobre au 2 novembre prochains, leurs 59 représentants pour les cinq ans à venir.
Faible taux de participation
Car comment créer une dynamique autour d'une élection qui ne mobilise, en moyenne, qu'entre 12 et 13% des votants (12,8% en 2010) ? D'autant plus quand les jeux sont déjà faits. La liste UPE06 étant la seule à se présenter, son chef de file, Jean-Pierre Savarino, est de fait assuré de remporter la présidence. « Il s'agit d'être dans le concret et de répondre à trois grandes questions : A quoi sert la CCI ? Pourquoi voter ? Et comment ? », explique Eric Barrat, responsable communication de l'institution azuréenne.
Légitimer pour influencer
Pour la première, on l'a vu, la chambre mise sur l'effet miroir, une proximité terrain qui constituera, par ailleurs, l'un des axes prioritaires de la future mandature. Pour la seconde, elle a privilégié la technique du motion design afin d'illustrer un argumentaire qui dit, en substance, que tous les votes sont utiles : « Utiles pour les entreprises et les commerces car qui mieux qu'un chef d'entreprise pour défendre les intérêts et apporter des services adaptés aux besoins des chefs d'entreprises » et « utiles pour l'économie locale, car plus le vote est affirmé, plus la Chambre est légitime et plus son influence sera forte, notamment au niveau régional où se décident 70% des financements ». Enfin, pour répondre à la question du Comment, pédagogie et vulgarisation sont de mise, les votants ayant à élire simultanément, par correspondance ou voie électronique, en fonction de leur catégorie (Industrie, Commerce, Service) et du nombre de salariés, leurs représentants à la CCI territoriale et à son pendant régional, sans oublier les délégués consulaires qui siègeront, eux, aux tribunaux de commerce.