Depuis qu'elle a 20 ans, Caroline Schmitt rêve de créer sa société. Il lui aura fallu attendre une dizaine d'années pour concrétiser son rêve et lancer son agence matrimoniale indépendante.
Les débuts
«Je m'étais focalisée sur cette activité. Il y a quelques années, j'avais même contacté des franchises, mais ce fonctionnement ne me correspondait pas», explique Caroline Schmitt. C'est suite à un licenciement que l'assistante de direction crée d'abord un site de rencontres à l'été 2010, puis une agence à Yutz en avril2011. «Il y avait une demande de la part de personnes connaissant le site mais qui avaient envie qu'on cherche pour elles.» Face aux poids lourds de la concurrence, Belorlux se démarque par le côté sélectif de ses clients. «J'apporte des profils de qualité.» Le dynamisme de Caroline Schmitt et le bouche-à-oreille font le reste.
La société Pour créer son activité, Caroline Schmitt a monté une EURL au capital de 5.000 €. L'investissement s'élève aux alentours de 22.000 €. «L'activité est atypique et intrigue. Cela m'a d'ailleurs posé des difficultés auprès des banques, qui ont bloqué mon dossier de demande de prêt.» Belorlux génère un CA annuel d'environ 66.000 €.
La clientèle
L'atout de Belorlux: «Je suis la seule à proposer des profils luxembourgeois et belges en France.
» Entre le site et l'agence, Belorlux recense quelque 3.000 clients. Le site a constitué un vivier de célibataires pour démarrer l'agence. «Le site s'adresse plutôt aux 25-50 ans et l'agence aux 35-60 ans.» Caroline Schmitt s'adresse à des cadres dirigeants, sans pour autant exclure les autres catégories socio-professionnelles. «Dans la fourchette 35-45 ans, on trouve plutôt des hommes, pas encore mariés, très investis dans leur profession, déçus d'internet et qui ont des difficultés à faire des rencontres sérieuses. Chez les 55-65 ans, ce sont plus des femmes divorcées ou veuves, plus isolées. Les attentes sont différentes.» L'inscription s'élève à 1.490 € pour un an. «Nous n'avons qu'une obligation de moyens et pas de résultat.» A ce jour, Belorlux n'affiche encore aucun mariage, ni bébé, mais plusieurs vies communes.
Les perspectives
Face à la demande de ses clients, Caroline Schmitt a développé, en mars, une partie club de loisirs par le biais d'ateliers ouverts à tous. «Je travaille avec une personne qui fait du coaching culturel pour cette activité. Je m'adapte à la demande.» La jeune Thionvilloise a aussi établi des partenariats avec notamment un institut de massages et bien-être, une relookeuse et un circuit automobile «pour attirer les hommes de plus de 60 ans», tous trois basés au Luxembourg. Le Luxembourg est d'ailleurs le secteur sur lequel Caroline Schmitt envisage de développer sa société. «Idéalement, j'aimerais y ouvrir un bureau, mais je ne veux pas brûler les étapes.»
Belorlux
(Yutz)
Tél.: 06 89 47 95 14 www.belorlux.com