D'après Georges Dao, président de l'entreprise varoise Cari (présente à Colomiers), c'est le groupe familial bordelais qui a donné l'impulsion. Attiré par les perspectives de développement azuréennes bien sûr, mais aussi séduit par la démarche de Cari, tournée vers les partenariats public-privé, l'efficience énergétique et la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Si Georges Dao s'est laissé croquer, c'est notamment parce que le groupe bordelais aux 2,8Mds€ de CA a coutume de maintenir en l'état les filiales qu'il acquiert (Nord France Construction à Lille en novembre, Razel fin 2008 par exemple). Aujourd'hui, Fayat compte près de 100 filiales en France et à l'étranger et emploie 16.000 personnes. Cari restera donc autonome et pourra maintenir sa politique de RSE. Et si c'est Éric Ferrari, président de Bec Construction Provence, qui prendra la direction générale du nouveau conseil d'administration, Georges Dao en sera le président pour trois ans. Pas plus car, à 62ans, le patron omniprésent dans le monde socio-économique azuréen pense à l'avenir. «C'est un métier usant et il y a encore plein de choses que je n'ai pas faites», explique le sexagénaire.
www.cari.fr
Fin novembre, le groupe familial bordelais Fayat s'est porté acquéreur de Cari.