Business angels: pas qu'une affaire d'argent
# Conjoncture

Business angels: pas qu'une affaire d'argent

«La rentabilité n'est pas la clé de l'intervention des business angels. Leur première motivation, c'est de participer à une aventure "entrepreneuriale" dans un échange gagnant-gagnant», affirme Benjamin Bréhin, directeur des opérations de France Angels, qui fédère 86 réseaux, soit quelque 4.250 investisseurs sur les 8000à 9.000business angels estimés en France. Des réseaux qui, bon an mal an, soutiennent plus de 300 entreprises pour 40millions d'euros. Si les investisseurs privés ont de tout temps existé, le terme de business angels a débarqué du monde anglo-saxon il y a une vingtaine d'années. France Angels vient de fêter ses dix ans.




Une expertise auprès de leurs poulains

«Les business angels apportent trois choses, les trois C: du capital, du conseil et des contacts», explique Benjamin Bréhin. Ils sont eux-mêmes souvent chefs d'entreprise ou ex-dirigeants, et leur intervention ne se résume pas à l'apport de capitaux. Ils accompagnent leurs "poulains" en leur offrant leur expertise, leur expérience et en leur ouvrant leur carnet relationnel. «Le choix de l'investissement se fait sur la viabilité du projet mais aussi sur le feeling avec l'homme ou l'équipe», souligne Benjamin Bréhin.




Gage de crédibilité aux yeux des banques

Leur présence dans un dossier est souvent un gage de crédibilité aux yeux des investisseurs institutionnels et des banques. L'intérêt d'un business angel: contribuer à faire décoller l'entreprise le plus vite possible pour se c.réer l'opportunité de sortir avec une plus-value au bout de cinq à sept ans. Mais en acceptant aussi le risque de perdre sa mise.

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www.franceangels.org

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