Business angels : Les investisseurs se spécialisent par secteurs d'activités
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Business angels : Les investisseurs se spécialisent par secteurs d'activités

À l'occasion de la semaine des business angels,les associations régionales membres de France Angels se sont réunies en conférence à l'EM Lyon pour susciter des vocations.

Loi Tépa et ses avantages fiscaux aidant, les business angels sont de plus en plus nombreux en France. Pour drainer encore plus de particuliers capables de financer des entreprises prometteuses, France Angels a parcouru l'Hexagone pendant une semaine. Le réseau a fait escale à l'EM Lyon, le 11décembre dernier. L'occasion de mieux faire connaître cette activité, qui se professionnalise. Ainsi, on voit apparaître des associations spécialisées sur des secteurs d'activité, au gré de leurs domaines d'expertise. Ces réseaux professionnels, souvent initiés en région parisienne, déploient progressivement des antennes locales. Par exemple, Angels santé, créée en avril2008, a désormais un bureau à Lyon, sous la responsabilité de Florian Lubrano. Avec 58 membres au niveau national et sept à Lyon, pour la région et le sud de la France, l'association a déjà co-investi dans deux entreprises. «Être présent à Lyon nous permet de capter de nouveaux membres et donc de lever plus de fonds en région», argumente-t-il. Autre fait nouveau: la création d'associations d'anciens élèves de grandes écoles, comme Arts et métiers business angels, qui compte une quinzaine de membres à Lyon depuis son ouverture en avril dernier. Dans la région, les huit associations de business angels maillent assez bien le territoire. À noter toutefois le manque de réseau à Saint-Étienne (dans la Loire, Roanne Business angels a été créée en 2008 et compte 17 membres) et dans l'Ain. À Grenoble, l'association qui fêtera ses cinq ans en 2010 est en pleine expansion: elle rassemble 150 membres et boucle une levée de fonds qui lui permettra de disposer de 1,2M€ à injecter l'an prochain. «Grâce à la constitution de notre Siba*, nous avons pu augmenter notre participation moyenne à 200.000 €, contre 120.000 € en 2007», commente Cheikhou Dièye, représentant de l'association.




Bien plus que de l'argent

À Lyon, Éric Lafond qualifie l'association qu'il préside de ?plateforme généraliste?. En 2008, elle a reçu 400 dossiers, en a audité 87, présenté 35 pour, au final, en financer onze. Lyon Angels, qui a incité à la création d'associations dans d'autres villes de Rhône-Alpes, sert souvent de point d'entrée pour des projets ?redispatchés? vers des associations de business angels spécialisées, au niveau régional ou national. «Un business angel apporte un tiers d'argent, un tiers de réseau et un tiers d'expérience», souligne Éric Lafond. D'où l'intérêt d'une proximité géographique et de compétence des business angels. Parmi ses 65 membres figurent des ?familles? de business angels. À l'image de Start Me Up, présidée par Michel de Saignes, qui développe un modèle original. Constitué de 16 membres, ce réseau dispose de 600.000




€ de capacité de financement, qui se réalimente par les cessions et se désalimente par la ?perte au feu?. «Pour chaque projet, nous nommons un parrain qui sert de coach, apporte son appui et son réseau», souligne son président. Proche de France Angels sans en être membre, l'association en partage l'ambition: soutenir les entreprises à potentiel, dont l'un des atouts clés repose sur la qualité du porteur de projet.

- www.franceangels.org * Siba: société d'investissement de business angel.

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